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La pointe des poulains et la côte ouest
Mars 1999
Ce soir là, l'océan était quelque peu agité... Mais rien à voir avec les photos
de tempête que l'on a pu voir un peu partout : cela dit, l'endroit est vraiment
très chouette. La force des vagues qui s'abattent sur les rochers et falaises
est vraiment impressionnante. Le phare est lui somme toute relativement petit,
et peu élevé. Il y a juste cet air de "château fort" qui le
rend si particulier.
Etant donné sa position, sur une des pointes de l'île, il n'est pas nécessaire
qu'il fasse 30 m de haut. Mais, avec le soleil couchant, et même couché, je
l'ai trouvé vraiment très chouette. D'où ces quelques photos. Elles ont toutes
été prises le même soir, à la tombée de la nuit. Juste à côté du phare, sur
la côte ouest, on trouve le fort Sarah Bernhardt. Il s'agit en fait
d'une des nombreuses batteries Napoléon III (des sortes de petites fortifications)
que l'on trouve tout autour de l'île. Maintenant, la plupart d'entre elles
sont privées. Certaines ont été transformées en résidence, comme celui
de Locmaria (pointe sud), au dessus de la plage du port : il ressemble
à une petite maison de style provençal. D'autres sont un peu laissées
à l'abandon. Mais revenons à la pointe des Poulains.
En continuant à longer la côte ouest (la côte sauvage), vers le sud, on passe
un terrain de golf, les Puits de Baguen Hir, pour arriver au port de
Ster Vras. A partir de cet endroit (entre autres), on peut se rendre
sur la réserve biologique où nichent de nombreux oiseaux (attention, accès
réglementé). Le coin est vraiment très beau : les chemin sont bordés par
les ajoncs d'Europe (ressemblant aux genêts) , auxquels il ne vaut mieux pas
se frotter, à cause des aiguillons. Leur odeur, très présente, est très
caractéristique: ça sent la noix de coco partout ! Nous croisons quelques
rares promeneurs, mais vraiment très peu. En fait, nous en rencontrons surtout
aux endroits accessibles directement en voiture, alors que sur le chemin côtier,
nous sommes seuls. D'ailleurs, nos hôtes nous dirons qu'en général, en été,
les gens viennent essentiellement sur la partie est où l'on trouve de très
grandes plages. En revanche, la côte sauvage est beaucoup moins fréquentée...
Et c'est tant mieux !! En tout cas, c'est vraiment une bonne saison pour découvrir
cette île : peu de monde, pas de problème de logement, et le printemps pointe
le bout de son nez.
Nous
découvrons les falaises abruptes, déchiquetées par les assauts
répétés de l'océan et du vent du large... De temps en temps,
nous tombons sur de splendides criques, où les rochers laissent
la place à du sable fin... On trouve ainsi plusieurs
plages de ce style, parfois entre deux falaises. Ci-contre,
une crique, quelque part au sud de la plage de Port Donnant.
