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Plonevez-Porzay et alentours - La Pointe du Raz
Mai 2001
Nous arrivons à Plonevez-Porzay en début d'après
midi, sous un chouette soleil, alors que nous avions quitté Paris
sous la pluie. A l'arrivée, la fille du propriétaire du gîte,
qui habite juste à côté, nous fait faire le tour de la
maison: c'est une vieille ferme qui a été retapée...
Avec 4 chambres, une grande salle de séjour, plein de place autour,
tout est parfait. La première mission consiste à faire le plein
du frigo: direction Plonevez-Porzay, pour aller au supermarché
à quelques kilomètres de là. Notre gîte est en
effet complètement excentré du village. Et nous sommes à
1 km à pied de la plage.
Une fois le ravitaillement effectué (c'est qu'il va nous falloir à
manger pour 8, plus un bébé pendant une semaine), nous allons
faire un petit tour à pied dans les environs, vers Sainte-Anne-la-Palud
et sa douzaine de maisons, et la plage. Le gîte est entouré de
fermes d'élevage de porcs, et... ça , se sent, quand le vent
ne souffle plus; ça réveille, le matin, quand on ouvre les volets
:o(. C'est une des conséquences de l'élevage intensif hors sol,
une grande tradition locale. Le lendemain, nous récupérons le
reste de la troupe qui arrive par le TGV à Quimper.
Il ne fait pas très beau (il pleut), mais cela ne nous empêche
pas, l'après midi, de marcher à travers champ jusqu'à
la plage. On rentre trempés ! Non pas qu'il pleuvait des cordes, mais
il s'agit de cette petite pluie fine, qui, mine de rien, mouille quand même
:o). On en profite pour se faire quelque bon repas.
Le surlendemain de notre arrivée, le soleil est enfin de la partie
! Nous projetons d'aller à Locronan, un petit village
médiéval, à quelques kilomètres de Plonevez-Porzay.
Le site est très "protégé". Seuls les riverains
ont accès au village en voiture. Pour les visiteurs, il y a un parking,
à chaque entrée du village. Bon, il faut bien l'avouer, Locronan
a certes un certain cachet authentique, mais c'est tout de même très
commercial, et très fréquenté. Cela dit, en ce début
mai, on peut pas dire que ce soit la bousculade, il ne faut pas exagérer.
Après avoir fait le tour de la ville et des inévitables boutiques,
nous repartons dans notre gîte, profiter de la table de ping pong, et
faire une nouvelle balade vers la plage.
Au programme pour le lendemain, quelque soit le temps, la Pointe du
Raz. Le vent souffle très fort toute la nuit, et au matin,
le jardin ressemble à un champ de bataille :o). Il ne fait pas très
beau, mais nous décidons tout de même de partir pour la fameuse
pointe. Nous passons par Douarnenez, sous un ciel plutôt
gris, le long d'un cimetière de bateaux. Je reviendrai le lendemain
matin, sous le soleil pour prendre quelques photos. Bref, nous arrivons sur
le site, tout au bout du monde, dans un paysage sans arbre, avec certes de
la végétation, mais plutôt basse... Vent oblige. Et là,
horreur, le parking est payant, et il y a une énorme baraque abritant
boutiques et autres restaurants... Bon, heureusement, tout ceci se trouve
à 20 minutes à pied environ de la pointe. Des chemins sont tracés
pour éviter que tout le monde ne marche n'importe où, de façon
à ce que le site se reconstitue, piétiné qu'il a été,
par des millions de pieds.
Sous un ciel menaçant, nous arrivons à la fameuse pointe, avec un vent à décorner les boeufs !
On peut aisément se pencher en avant et se laisser porter par le souffle du vent. Pas étonnant qu'il n'y ait pas d'arbre dans le coin: ils ne résisteraient pas longtemps à de telles bourrasques. Sous une légère pluie, après avoir pris un énorme bol d'air, nous rentrons au gîte, nous sécher devant le feu de cheminée :o).



