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Carleton - Maria - Fort Listuguj - Rivière du Loup
19 septembre 1998
Il pleut, et on a pas mal de kilomètres à avaler, si on veut
arriver à Québec demain soir. Notre journée commence
donc, sous la pluie, par un demi tour en direction de Maria, pour aller
voir l'église mic-mac en forme de tipi, que nous avons ratée
en passant hier. Nous reprenons ensuite la direction de l'ouest pour nous
arrêter au Fort Listuguj, où vivaient ensemble Micmacs,
soldats Français et Acadiens au temps de la Nouvelle
France... C'est à dire avant 1760, date à laquelle les anglais
ont définitivement conquis la Nouvelle France, tout près
de cet endroit, d'ailleurs : le parc historique de la bataille de Restigouche
et son centre d'interprétation racontent cette histoire. Le fort
a été reconstitué, avec ses palissades en bois, les tipis,
les baraquements, et tout le monde en habit d'époque. C'est vraiment
sympa à découvrir... Une petite leçon d'amitié
entre les peuples... On décide de manger sur place, dans la caserne.
Il est aussi possible de passer la nuit dans les dortoirs des soldats :o))
Et hop, on repart, pour rejoindre le nord de la Gaspésie. Nous
traversons, toujours sous la pluie, les bois et forêts qui commencent
à prendre de belles couleurs. Cela nous a pris environ deux heures
pour rejoindre la rive sud du Saint Laurent, avec arrêts photo
pour photographier la nature changeante et... quelques panneaux de circulation
typiques :o). Arrivés à Mont Joli, on téléphone
pour réserver un gîte à Québec pour trois
jours. En effet, nous pensons passer les cinq jours restants à visiter
Québec et Montréal.
On continue de rouler jusqu'à Trois Pistoles, pour aller voir
de près l'église aux dômes d'aluminium que nous avions
remarqué lorsque nous sommes passés dans l'autre sens il y a
une semaine. Puis, finalement, nous allons passer la nuit dans un motel, à
l'entrée de Rivière-du-Loup. Il ne nous reste que 200
km à faire avant d'arriver à Québec : largement
faisable en une journée. La nuit est déjà tombée.
C'est fou ce qu'elle tombe vite ! Nous allons manger au Pantagruel : très
bon ! Du coup, nous marchons un peu, dans les rues peu fréquentées
avant de rejoindre le motel. J'ai toujours autant de mal à me faire
aux villes québécoises... Pas vraiment de centre ville, juste
une rue principale qui peu s'étendre sur plusieurs kilomètres,
et tout autour, rien que des quartiers résidentiels... Nul doute que
les québécois ont de la place à revendre.
Rivière du Loup - Québec
20 septembre 1998
Un ciel bleu nous attend au réveil. Nous allons prendre un petit déjeuner
à La Gourmande, juste en face l'église. Un peu décevant
par rapport à la critique du Lonely Planet, mais c'est tout de même
très correct. Bon, bien sûr, quand on s'attend à un bon
"brunch", on est déçu, mais on ne ressort pas avec
l'impression de ne rien avoir mangé. En tout cas, l'endroit est d'ambiance
très "british". Après avoir pris en photo l'église,
nous prenons la route de Québec, tranquillement, en profitant
du paysage, des derniers kilomètres de routes bordées d'arbres
rougissants, des fermes reconnaissables de loin avec leur silo...
Première vision avant d'arriver à Québec : nous
passons sur un énorme pont métallique, le plus long pont cantilever
au monde, mais pas très esthétique (à chacun son goût,
n'est-ce pas Richard (o;). Là aussi, les autoroutes vont dans tous
les sens. Nous devons rendre la voiture Chemin Sainte Foy. Nous avons
un peu de mal à trouver la bonne route, perdus dans le dédale
des autoroutes. Une fois sorti de cette folie ;o), tout va mieux. Après
avoir rendu la voiture, nous prenons le bus pour nous rendre au gîte.
Un petit truc en passant : les tickets de bus sont moins chers quand on les
achète en dehors... du bus ! Nous les avons achetés dans la
station service, où se trouve aussi le bureau de notre société
de location.
Bernard, l'hôte du Transit, le gîte que nous avions réservé
la veille, est très sympa. Nous déposons nos affaires, et, sur
ses conseils, nous partons faire un petit tour sur les remparts. Cela nous
donne un aperçu de la ville et de ce que nous aurons à faire
las jours à venir. Ce qui est bien, c'est que le gîte se trouve
à 10 minutes de marche des remparts. A peine quelques mètres,
et nous tombons sur une grosse marmotte. Un peu plus loin, nous apercevons
le port... Pas terrible, avec bloc de béton où les céréales
attendent de remplir les bateaux qui repartiront par le Saint- Laurent.
Il y a aussi la vue sur les petites rues animées, quelques parcs, et
bien entendu, le château Frontenac. C'est vrai que ce n'est pas
un vrai château (il a été construit pour être un
hôtel, dès le début), mais il est très joli ! :o)
Nous mangeons un morceau et buvons un coup dans un bar sympa de la rue Saint-Jean,
en dehors des murs, Le bonnet d'âne : la déco est géniale,
avec des jouets, des miniatures, et des boiseries partout. Nous rentrons tranquillement,
par la rue Saint Jean, dans notre gîte.
