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Québec (la ville)
21 septembre 1998
Premier jour de l'automne. Au programme, visite du vieux Québec
(intra-muros et le vieux port)... avec la pluie au rendez-vous.
Il fait pourtant assez chaud. Après avoir pris notre
petit déjeuner et fait plus ample connaissance avec Bernard,
nous partons en balade. On commence par aller jusqu'à
la gare, pour prendre des billets de bus pour aller à
Montréal, et en profiter aussi pour réserver
un gîte, dont Bernard nous a donné les coordonnées.
Nous devons aussi confirmer notre retour à la compagnie
aérienne. Après être débarrassés
de toutes ces formalités, nous goûtons pour la
première fois à la poutine, dont en entend parler
partout depuis le début : frites et morceaux de viande
arrosés de sauce et de fromage... Pas terrible, mais
très bourratif.
Nous passons le reste de l'après midi à flâner
dans les rues très touristiques du vieux Québec
intra-muros, et à écrire des dizaines de cartes
postales devant un verre de bière. Cette ambiance touristique,
dans de "vieux" murs me rappelle un peu Carcassonne.
Le matin, on voit les cars débarquer leurs flots de touristes,
qui se précipitent dans les rues commerçantes.
La quiétude de la Gaspésie et du Saguenay
est bien loin... Mais, c'est tout de même sympa à
voir. Le soir venu, tout se calme un peu, les rues deviennent
un peu moins agitées. Enfin, à cette époque
de l'année en tout cas.
Sur le guide pour visiter le vieux Québec, on nous fait passer
par les rues les plus commerçantes, et ça n'est pas vraiment
génial. Le plus hallucinant, c'est de voir tout le monde prendre des
photos des rues les plus commerçantes, notamment la rue du Petit
Champlain, qui n'a de remarquable que son caractère hautement commercial.
Cela dit, en dehors de ces rues, c'est tout de même agréable,
pour une ville :) Les petites maisons de la fin 1800 ont leur charme. Après
un petit dîner au Petit Coin Latin, nous allons au bastion du Roi
pour prendre quelques clichés du château Frontenac la
nuit, et du port embrumé, par la même occasion....
Québec (la ville)
21 septembre 1998
Aujourd'hui, 100% de pluie annoncé : ça a le mérite d'être
clair... et nous n'y échappons pas ! C'est le temps idéal pour
aller visiter... les musées; ça tombe bien, "on" comptait
justement visiter le musée de la Civilisation ;-\. En plus,
c'est gratuit le mardi. Ce musée est vraiment surprenant : le concept
est de garder une mémoire de l'humanité, et accessoirement,
de l'histoire du Québec. Il existe deux expositions permanentes
: Objets de Civilisation et Mémoires. Dans la première exposition,
on trouve donc, comme son nom l'indique, des objets de toutes sortes et de
tous âges : meubles, outils, vêtements, etc. Un petit regret :
la fonction de chaque objet n'est pas toujours évidente et il y a bien
peu de commentaires.
Dans la deuxième exposition (les mémoires), c'est assez amusant de voir à quel point les québécois (et plus largement les nord-américains) se rattachent au plus infime détail ou objet historique. Tout ce qui a plus de 50 ans fait partie du patrimoine historique, ici. Et c'est bien compréhensible, pour des nations aussi jeunes. A la sortie, il pleut toujours de cordes. Nous allons donc faire un peu de "magasinage", le temps que cela se calme.
Profitant d'une accalmie, nous sortons des remparts et allons nous promener
dans le parc des Champs de Bataille (la plaine d'Abraham). Très
agréable, ce coin-là ! C'est ce moment que le soleil choisit
pour faire son apparition... Apparition tardive et quelque peu limitée
à un ruban de ciel bleu le long de l'horizon, certes, mais quelle apparition.
Il illumine de plein fouet, et d'une chaude lumière le château
Frontenac, sur un fond de nuages noirs... Nous nous contenterons de
la vue sur les quelques gratte-ciels de Québec... Nous mettons
pas mal de temps pour trouver un endroit où manger...
En sortant des murs, nous tombons sur le Dazibo Café. Nous entrons, séduits par la carte et la déco du lieu... Excellent choix ! Je pense avoir pris un peu froid, et, pour me remonter, je commande en fin de repas un irish cofee, où plutôt, un café irlandais ;o). Comme la patronne est irlandaise, il est évidemment délicieux :o) Son mari est français, de Besançon, et il se sont installés ici depuis 4 ans. Apparemment, c'est pas si évident que ça de gagner sa vie par ici... On a plutôt l'image d'un Eldorado, de chez nous, mais c'est tout autre chose. Il ne faut pas se voiler la face : le chômage est plus élevé au Québec qu'en France. Et les conditions de travail ne sont pas forcément aussi avantageuses, par rapport par exemple à nos 5 semaines de congé payés...
