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Canot sur le lac Kénogami et la rivière Chicoutimi
10 et 11 septembre 1998
La balade va se dérouler sur deux jours : le premier, prise en main
du canot, et petit parcours d'une quinzaine de kilomètres sur le lac
Kénogami. Nous camperons sur une des îles. Le deuxième
jour, nous reviendrons à notre point de départ (le barrage -
photo ci-contre) pour descendre la rivière Chicoutimi jusque
chez nos hôtes... Première leçon de canot sous un vent relativement
fort, avec Claire à l'avant et moi à l'arrière... ben c'est pas triste. On
ne peut pas dire qu'on est des pros. Devant nos difficultés (on tourne dans
tous les sens), Manu décide de nous répartir tous les deux : je pars avec
Patrick, un autre membre de Québec Aventures Actives, dont nous
avons fait la connaissance ce matin, et Claire va avec Manu. C'est assez éprouvant,
finalement, surtout avec le vent contre lequel nous devons lutter, mais, côté
technique, ça vient assez vite : lorsqu'on a acquis les gestes principaux,
et qu'on arrive à prendre le rythme, tout se passe bien. Avant de nous arrêter
pour manger, nous traversons le lac : là, il faut ramer, pour avancer... de
quoi justifier le but de la traversée : manger ! :-) Juste avant de nous arrêter
sur les bord de la rivière Syriac, un vison sort de l'eau et monte
sur les rochers, pour très vite disparaître de notre vue...
Après le repas, nous reprenons les pagaies et nous revenons sur le lac : là,
c'est l'heureuse surprise : il n'y a pas (ou presque plus) de vent, et donc,
de vagues ! c'est beaucoup plus agréable. Les mouvements sont devenus automatiques,
et nous pouvons vraiment profiter de ce qui nous entoure : en fait, nous devons
être les seuls, sur le lac... Nous sommes en semaine, et la saison estivale
est terminée. Le reste de la journée se termine tranquillement, au gré de
nos coups de rame. Nous nous arrêtons bientôt à l'endroit prévu pour le bivouac
de cette nuit : une sorte de plage, sur les rives du Gros Ruisseau.
Nous montons les tentes, Patrick prépare le feu, et nous attaquons le repas
juste avant le coucher du soleil. Très bon repas d'ailleurs, préparé par Manu
: petits légumes au feu de bois, côtelettes, petits pains en dessert...
Miam miam ! A la tombée de la nuit, je vais faire un petit tour de canot avec
Patrick : le silence est impressionnant : pas de vent, l'eau est comme un
miroir... Une vraie mer d'huile. J'ai un peu mal partout, à force de
ramer ;-) Avant de nous coucher, petite partie de cartes sous une tente, à
la lueur des lampes: le "trou du cul" :o))) !
Le lendemain, à l'aube, après une bonne nuit réparatrice, Manu nous réveille
pour que nous puissions admirer le lever du soleil sur la brume du Gros
Ruisseau ! Un grand moment. J'ai dû griller deux pellicules: les rives,
sur le canot, Manu dans un canot dans la brume, etc. En plus, très bizarrement,
il fait vraiment très chaud ! Il est à peine 7 heures du matin,
et on est tous en t-shirt... Après ce grand moment, nous prenons un bon petit
déjeuner, avant d'embarquer pour revenir vers le barrage du lac Kénogami.
Là, Patrick nous quitte, et Stéphane, un québécois très costaud, le remplace.
Pour situer le personnage, c'est un gars qui est du genre à porter les canots
tout seul, sur sa tête... Voyez ce que je veux dire ?
Il est en outre spécialiste de la descente en rivière. Nous allons en effet
rentrer chez Manu en descendant la rivière Chicoutimi. Petit entraînement
devant le barrage, pour nous habituer aux courants, et aux manoeuvres spécifiques
: la force du courant est très impressionnante. Il faut apprendre à se servir
de cette force pour se déplacer... Et ça n'est pas si évident que cela. Nous
commençons ensuite la descente : en fait, il n'y a que trois rapides à franchir.
Tout le reste (environ 10 km) est calme. Nous pouvons profiter du paysage
qui nous entoure : hydravions et petites maisons sur terrains inondables jalonnent
notre parcours.
Dans l'eau , quelques huards et autres canards. Nous passons notre premier
rapide : Manu me guide bien, et j'essaie de ne pas faire trop de fausses manoeuvres.
Le reste se déroule bien, jusqu'à l'ultime rapide... A cause du niveau d'eau
, il a l'air plus difficile à franchir. Nous laissons nos bidons à Claire
et Stéphane qui le passeront "à pied", et nous partons... pour en sortir avec
un canot pratiquement inondé et un genou blessé. Manu s'est fait mal lors
du passage. Il restera quelques temps avec des béquilles avant de se
faire opérer quelques semaines plus tard. C'est vraiment pas de chance...
Nous arrivons tout de même à bon port, un peu épuisés, mais ravis de cette
expérience. Il faut dire qu'on a vraiment eu une équipe d'enfer !
