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Gaspé - Parc de Forillon
16 septembre 1998
Effectivement, comme le prévoyait la météo locale, le soleil est au rendez-vous
le lendemain , mais il fait un vent à décorner les boeufs :-) Après un rapide
petit déjeuner au MacDonald's du coin (honte à nous !!), nous allons sur la
rive sud du parc de Forillon, pour faire une ballade de 2 ou 3 heures
jusqu'au Cap Gaspé. C'est vraiment très chouette : sur la droite, les
eaux déchaînées sous le vent, et à gauche, des arbres splendides. Au Cap
Gaspé, la vue est superbe. Droit devant, de l'autre côté de Terre Neuve,
c'est l'Europe. Au pied de la falaise, on peut apercevoir quelques
phoques sur un bout de rocher ! Et à côté du phare, un porc-épic joue les
stars devant une quinzaine de photographes. Ce qui devait arriver arriva,
le porc-épic excédé s'en alla.
Descente vers le point de départ, toujours sous un vent à décorner les boeufs.
Direction "la chute"... Ben pas terrible, la dite chute. Enfin, nous passons
rapidement pour sortir du parc afin de faire le plein d'essence, car nous
commençons d'être à court. Nous nous arrêtons à la première station : le type
est super sympa; il parle du vent, en nous disant "c'est venteux !", avec
son accent québécois :o), et puis aussi des trucs à voir et
tout et tout, bien que ce soit plutôt la basse saison. Ensuite, direction
la côte nord, ou, plus précisément, le Cap des Rosiers,
sur la côte sud du parc. Là aussi, c'est très chouette ! On arrive sur
une vue du phare des Rosiers : le plus grand du Canada (37 m),
et la côte, vraiment superbe.
En arrivant sur le parking de la côte sud, dans le parc, une marmotte
se prélasse sur le bord de la route, et se laisse photographier sans rechigner...
Sur les bords de la falaise, nichent des dizaines de cormorans. Ils sont rigolos,
lorsqu'ils sortent leurs pattes palmées et qu'ils ouvrent grand leurs
ailes pour atterrir sur les rebords de la falaise. Nous descendons sur la plage,
en contrebas, et nous apercevons de temps en temps une tête de phoque sortir
de l'eau quelques instants, regarder vers la plage, puis replonger, pour réapparaître
un peu plus loin... Il joue à ce petit jeu 4 ou 5 fois, puis nous repartons
pour Gaspé, après ce grand bol d'air. Le soir, souper dans un bar sympa,
le Brise Bise. Ambiance pub, avec des concerts en soirée. Il est 20h30,
quand je rédige ces mots, on a fini de manger il y a 20 minutes... C'est fou,
les horaires qu'on a, ici : lever vers 7h00 (7h30 pour moi :-) ), et coucher
au plus tard vers 23h00, quand c'est pas 22h00. Il faut dire que le grand
air, ça assomme pas mal :)
Gaspé - Percé
17 septembre 1998
Heu, demain, c'est l'anniversaire de Claire. Faut pas que j'oublie, hein
! Visite de la cathédrale de Gaspé et du musée de la Gaspésie.
Chouette quand même (je suis pas très fan des musées). Avant de quitter
Gaspé, nous tentons de visiter le site d'interprétation Mic-Mac
: hélas, celui-ci est fermé pour la saison. Nous continuons dons notre
route : prochaine destination : Percé et son fameux rocher.
En arrivant à Percé, on voit tout de suite que c'est un site
très touristique : des dizaines de panneaux indiquent "Gîte", "Hôtel",
"Chambres", etc etc.
Nous allons à l'office de tourisme ou on nous renseigne sur tout ce qu'il
y a à voir et à faire : centre d'interprétation de Percé (gratuit),
le mont Ste Anne, la Grotte, et bien sûr, l'île de Bonaventure
où l'on trouve une colonie de 70.000 fous de Bassan, sans oublier le fameux
rocher Percé. Pour nous loger, pas de problème : le gîte La
rêvasse est très accueillant. Nous y laissons nos bagages, et nous
partons visiter le site d'interprétation : un documentaire sur les
fous de Bassan est projeté et nous prenons donc connaissance
de leurs moeurs. Ensuite, la visite se prolonge par le musée. En sortant
du musée, nous entamons la montée du mont Ste Anne. La
vue sur Bonaventure, Percé et son rocher est superbe.
Le soir venu nous allons voir l'auberge Gargantua : le site est impressionnant,
situé sur la route des failles, en haut d'un mont, c'est grandiose. Il paraît
que c'est un peu cher. Les prix ne sont pas affichés : dommage. Nous allons
manger à Percé même, au Récif : pas terrible, surtout le service (qui
ne mérite pas ses 15%, en passant), du coup, on a regretté un peu le
Gargantua... Pour la prochaine fois ?
Je n'ose pas imaginer Percé en plein mois de juillet, avec des cars
pleins de touristes à en craquer : ça doit être invivable ! Sur le quai pour
l'embarquement vers l'île de Bonaventure, les traversiers nous interpellent
pour que l'on vienne dans leur bateau "viendez viendez sur mon bateau!"...
Ambiance quartier latin aux abords des restaurants touristiques, à
Paris... Apparemment, pas de problème de place pour prendre
le premier bateau pour Bonaventure le lendemain matin, vers 9h00. Nous
rentrons après avoir fait un tour dans les boutiques de souvenir ouvertes
jusqu'à 22h00 (décidément, cette ville est folle !). J'ai eu honte pour quelques
français, quand on les a entendu parler "ah ben chez nous c'est pas
comme ça, hein ! Qu'est-ce que c'est compliqué, ici ! On comprend rien !!"...
Il fait un peu frisquet, en bord de mer, et nous ne nous attardons pas trop
tard. Avant de nous endormir, nous examinons notre itinéraire pour les jours
suivants...
