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25 février : tempête de neige entre Québec et Chicoutimi.
25 février 2000
Au réveil, je vais voir à la fenêtre: les prévisions
météo de la veille étaient justes, il neige. Nous allons
prendre un petit déjeuner à la québécoise (une
assiette énorme, avec oeufs, patates sautées, lard, saucisses,
pain, fruits, miam miam) chez Marie Antoinette. On ne va pas se laisser abattre
! Apparemment, la route 175 qui va de Québec à Chicoutimi
est dégagée... On dira plutôt praticable. Nous nous élançons
donc prudemment sur la route, poussés par des bourrasques assez fortes.
Les québécois, sûrement mieux équipés que
nous, nous doublent sur la voie centrale enneigée, sans aucun problème.
La traversée du parc des Laurentides, bien que légèrement
stressante dans ces conditions, est très chouette: nous traversons
des forêts toutes blanches, les lacs et rivières sont recouverts
de glace et de neige, c'est vraiment très beau, même par un temps
comme celui-ci. Au bout de 2 heures et demie de route, nous arrivons vers
Chicoutimi, et le temps paraît plus calme. Comme nous sommes
un peu en avance, on décide d'aller faire un petit tour à La
Baie, une ville sur les rives du Saguenay, à une vingtaine
de kilomètres à l'est. C'est en y allant que j'ai perdu le contrôle
de la voiture, en dérapant dans un virage. Si je me souviens bien,
c'est l'arrière qui est parti et qui a entraîné tout le
reste. Après quelques zigzags et avoir tapé contre le mur de
neige sur notre droite, j'ai finalement réussi à arrêter
la voiture. Ouf ! Plus de peur que de mal, heureusement. Est-ce que des pneus
neige auraient été plus efficaces ?? Ben on saura jamais...
Bref, on continue notre route et on se gare dans La Baie, près du port. Hors de la route principale, la ville est toute enneigée. C'est chouette ! Mais ça ne dure pas. D'un seul coup, la neige se met à tomber, et on ne voit bientôt plus
rien à plus de 50 mètres. Puisqu'on est là, autant nous balader, d'autant que je ne me vois pas trop reprendre
la route par ce temps, enfin, pas tout de suite. Les rues sont désertes. Le port, qu'on apercevait il y a quelques minutes
et maintenant invisible. De même pour les cabanes de pêcheurs installées sur la glace de la baie pour l'hiver. On pouvait
en apercevoir quelques unes au moment de notre arrivée, mais là, c'est un mur blanc que nous avons devant nous.
Cela dit, après notre balade d'une heure, le temps se calme et nous reprenons la route vers Chicoutimi, sous le vent.
La poudreuse fraîchement tombée est soulevée par le vent et retombe sur la route... Nous arrivons enfin chez
Emmanuel et Lise, qui nous accueillent avec chaleur, un peu comme si on s'étaient vus la veille :o). Demain, c'est le départ
pour 3 jours de randonnée en raquettes !
