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Bandeau Canada, Septembre 2004

Montréal - Dernières courses - Paris

Jeudi 23 et vendredi 24 septembre 2004

La journée s'annonce longue et chargée : nous devons préparer nos bagages, faire quelques derniers achats, faire le plein de carburant du monstre, rendre la voiture, et regagner l'aéroport pour retraverser l'Atlantique et rentrer chez nous. Cela fait presque trois semaines que nous sommes arrivés, et c'est passé tellement vite ! Après avoir rempli la valise et fait le sac à dos, nous allons faire quelques achats avec Olivier vers Berry. nous nous garons sur le boulevard René Levesque. Arnaud est scotché par le voitures et les camions... Olivier nous emmène chez Archambault. Nous allons au rayon DVD. Nous achetons quelques films, dont "Lost in Translation", qui m'a donné envie d'aller au Japon : c'est d'ailleurs notre prochaine grosse destination, après ce voyage/ci. Nous rentrons tranquillement pour manger... Dernier repas avec Olivier, qui décide de nous accompagner jusqu'à la gare routière de Berry-Uqam, où nous allons rendre la voiture et prendre le bus pour l'aéroport. Arrivés là-bas, au comptoir Avis, la charmante dame au guichet me propose de laisser la voiture à l'aéroport. C'est le même prix, me dit-elle... J'hésite un peu : les bagages sont tous sortis, la voiture est garée, et je me préparai à aller à l'aéroport sans stress, en bus. C'est vrai que ça nous économiserait le billet de bus. Mais en même temps, en cas d'embouteillage sévère, voire même d'accident, je n'ai pas envie de me retrouver coincé, et d'avoir à courir comme un malade ensuite pour ne pas rater l'avion. Alors qu'avec le bus, je me souviens que par radio, le chauffeur s'informait de l'état de la circulation et modifie son itinéraire quand il le peut. Nous refusons donc. Je prend les billets pour l'aéroport, et nous faisons nos adieux à Olivier. Rapidement, car il n'aime pas lui non plus les au-revoir qui s'éternisent.

Et l'attente commence... Le bus arrive quelques instants plus tard. Je charge les bagages et installe Arnaud sur mes genoux. Nous arrivons à l'aéroport deux heures avant le décollage. A l'enregistrement des bagages, au comptoir Air France, la mégère de service nous informe, sans ménagement, que nous allons être séparés. "Ah non, je n'ai pas dans mon dossier une demande de réservation de nacelle pour un enfant. Tout ce que je peux faire, c'est vous séparer..." Ben tiens, j'ai passé 5 ou 6 coups de téléphone pour tout vérifier avant de partir, pour des prunes semble-t-il. "Il aurait fallu arriver plus tôt, vous êtes parmi les derniers". Quoi ? Deux heures avant ? Il vaut venir la veille ou quoi ? "Non, trois heures, trois heures et demie, c'est mieux". Grrr !! On a que ça à faire, glander pendant des heures dans un aéroport. Pfff ! Claire est rouge écarlate, je sens qu'elle va exploser.

Nous passons l'enregistrement, et allons au contrôle de sécurité. Avec nos deux appareils photos et mes objectifs dans le même sac, le contrôleur me dit "Vous avez beaucoup d'électronique là-dedans"... Ben oui, nous faisons pas mal de photos, et le Québec est un sacré modèle ! Un moment, j'ai bien cru qu'il allait me faire ouvrir les sacs et en vider le contenu. Mais non, finalement. Nous allons dans le hall, Claire commence à donner à manger à Arnaud, et je vais dépenser nos derniers dollars dans une des misérables boutiques. De grands panneaux annoncent l'ouverture prochaine d'un véritable centre commercial dans l'aéroport. Cela ne sera pas de trop. Plus tard, un gars vient nous sonder sur l'accueil à l'aéroport. Sa première question est "Comment avez-vous été accueilli à l'aéroport ?". Nous demandons si la question concerne l'accueil à l'enregistrement. Hélas, non, nous ne pourrons pas nous défouler sur Air France de cette façon... Heureusement, pour notre petit soucis, il nous reste la possibilité d'échanger nos places, avec l'aide du personnel de bord.

L'embarquement commence. Avec Arnaud, nous avons la chance de passer avant tout le monde : cool ! Je prend Arnaud avec moi, sur une rangée de trois places. Claire va s'installer, seule, vers l'arrière de l'appareil. Elle discute de notre problème avec une hôtesse qui lui répond qu'il faut attendre que tout le monde soit installé, et qu'elle verra ce qu'elle peut faire. Deux personnes âgées s'installent à côté de moi. Je redoute le voyage pour eux... Arnaud commence à s'exciter, et je sors le biberon, l'arme ultime pour l'occuper. Je préviens mes voisins qu'il y aura une nacelle, en partie devant eux. Un peu plus tard, Arnaud est calmé et regarde par le hublot le ballet des bagagistes en bas de l'appareil. Claire vient alors pour m'annoncer qu'une hôtesse a convaincu la voisine de Claire d'échanger nos places. L'avantage, c'est que nous serons ensemble, mais sur une rangée de deux places, et donc sans nacelle. Bof, pas grave. Je garde Arnaud sur les genoux... C'est un vol de nuit, il censé dormir, non ? Bon, après les lasagnes (qu'il a adoré, soit dit au passage), il a voulu sortir dans le couloir pour courir comme à l'aller. Mais, là, pas possible : les allées sont encombrées, soit par les passagers ou par le personnel de bord pour le service. Donc interdiction de descendre... Un moment difficile à passer, il s'énerve, crie un peu, pleure, puis se calme... et s'endort jusqu'à l'atterrissage.

Pendant ce temps, je profite à fond de mon écran individuel. Nous arrivons à Paris comme nous sommes partis, c'est à dire via un bus de l'aéroport qui nous emmène de l'avion jusqu'à l'aérogare. Dans le bus, tous les passagers à côté de nous parlent avec l'accent québécois... On se croirait encore un peu en vacances. Finalement, nous avons pas mal bourlingué, alors que nous ne pensions pas faire trop d'itinérant. Et Arnaud s'est très bien adapté, à notre grand bonheur. Seul le décalage du retour a posé quelques soucis. Il lui a fallu deux jours pour se recaler aux horaires du vieux continent. Juste à temps pour sa rentrée à la crèche.