- Accueil
- > Carnets de voyage
- > Cévennes (1998)
Mercredi 6 mai 1998 : L'Esperou - Mont Aigoual
De L'Esperou, on peut voir le Mont
Aigoual. Ce matin là, celui-ci est à nouveau
dans les nuages. Le garde nous dit que les nuages disparaîtront
dans la journée. Avant de repartir sur le GR, nous nous
ravitaillons dans l'épicerie du village, qui, en cette
saison, n'est pas ouverte tous les jours, semble-t-il. L'ascension
est plutôt étrange :nous évoluons entre les poteaux
des lignes électriques, pour aboutir à une station
de ski fantôme, ou du moins ses installations et commodités
pour les skieurs : bar, restaurant, remonte-pentes... A cette
époque, tout est désert : c'est ce qui rend l'endroit
si bizarre. Après avoir longé la route pendant quelques
centaines de mètres, nous replongeons dans la forêt.
Les plaques de neiges se font de plus en plus présentes...
Ainsi que le brouillard... et le vent. Poussés par un fort
vent latéral, nous avançons comme des crabes jusqu'au
sommet, à travers des nappes de coton, et nous nous engouffrons
dans le refuge.
Pendant le déjeuner, le ciel s'éclaircit subitement, laissant apparaître un ciel d'un bleu, mais d'un bleu !! Nous pouvons enfin apprécier le paysage environnant : la vue est superbe, bien que l'horizon soit perdu dans la brume. Nous visitons le musée de la station météo implantée sur le mont : les statistiques de l'endroit sont impressionnantes ! Il vente quasiment toute l'année, avec des pointes pouvant aller jusqu'à 258 km/h ! Et la neige, n'en parlons pas : pendant l'hiver 95, il est tombé environ 10 m de neige ! Pas étonnant, donc, que les particularités climatiques de l'endroit soient utilisées comme base de test par des entreprises pour leur matériel.
Nous partons faire un tour aux environs, sans les sacs à dos
: c'est tout de même plus agréable. Il n'y a pratiquement
personne, et c'est tant mieux ! C'est vraiment le bon moment pour
randonner dans le coin. Le panorama sur les monts environnants
est splendide. Sur la tour de la station météo,
une table d'orientation présente tout ce que l'on peut
voir depuis le Mont Aigoual : entre autres, certains phares
sur la Méditerranée. Il est vrai que ne nous
sommes qu'à environ 100 km des côtes. Le gîte,
en revanche est moins bien que celui de L'Esperou... Un
peu trop touristique, dirons-nous. Moins typique, en tout cas.
Mais le gérant est tout de même fort sympathique...
Après le repas, nous affrontons le vent glacé pour
observer le soleil couchant...
Jeudi 7 mai 1998 : Mont Aigoual - Camprieu
Après un solide petit déjeuner, nous quittons
le Mont Aigoual et ses plaques de neige par un temps splendide.
Le vent ne souffle pratiquement plus. Nous passons par un autre
chemin, à travers bois, légèrement différent
de celui que nous avons pris à l'aller, pour retomber à
la station de ski, puis nous bifurquons sur la droite pour descendre
sur Camprieu. La descente est douce, et, au fur et à
mesure de notre progression vers la vallée, la végétation
est plus avancée, et la chaleur se fait plus sentir.
Il fait vraiment un temps superbe ! Nous nous arrêtons, juste avant l'ultime
descente, à quelques centaines de mètres de Camprieu,
au niveau des ruines d'une ancienne bâtisse, en regrettant déjà
que tout soit (presque) fini. Nous arrivons à Camprieu sur les
coups de 13 heures, un peu déçus que la balade soit déjà
finie... Mais c'était vraiment chouette, ces quelques jours ! Nous
pique-niquons au bord d'un étang, avant de repartir tout doucement
vers Millau, en longeant une partie des gorges du Tarn. Bref,
le retour à la civilisation. Le soir venu, nous allons dans un fabuleux
restaurant (cf infos & liens)
déguster les spécialités de la région : rien de
tel pour nous remettre de nos émotions ;-)
