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St Julien - Vitrac - Gaillardou
Avant-dernier jour. Je n'ai pas envie que cela s'arrête, surtout par un
temps comme celui-ci ! Encore chaud et beau !! Une petite étape de
16 km nous attend. Nous partons tranquilles, vers 10 ou 11 heures,
après avoir laissé notre ravitailleur du jour faire quelques emplettes.
Plus ça va, et plus le bidon réservé à
l'alimentation prend des proportions importantes :o)... Nous allons
à nouveau rencontrer plusieurs châteaux sur notre chemin. De chouettes
villages dominent la rivière du haut des falaises. Cependant,
les rives sont moins sauvages : plus d'habitations, plus de bruit,
moins d'animaux...
Mais nous croisons tout de même plusieurs cannes et leurs canetons,
traversant la rivière ou bien remontant le courant... beaucoup
plus facilement que nous, d'ailleurs. Nous nous arrêtons de nombreuses
fois, pour prendre le temps, et éviter les heures les plus chaudes.
Car le soleil tape carrément. Nous décidons de nous arrêter au camping
après Vitrac, car celui-ci comporte plus d'étoiles... Et bien
nous en a pris ! Après avoir accosté tant bien que mal, encore une
fois, nous découvrons un camping très sympa, à l'ombre sous de gros
arbres... Et (surtout), juste en face, en traversant la route, le
restaurant Les Près Gaillardou (cf infos & liens Dordogne).
Et ce soir-là, après avoir louché sur les menus, pas question de manger
le thon-pâte-sauce-tomate habituel :-). Au menu, foie gras, magret
de canard et cabécou. Les spécialités locales, quoi... :o)
Gaillardou - La Roque Gageac - Castelnaud - Beynac
C'est notre dernier jour de "galère". Il ne nous reste plus
beaucoup de kilomètres (à peine une dizaine, et encore...).
Aussi, nous profitons de notre matinée, puis nous nous laissons
tranquillement porter par les eaux calmes de la Dordogne. On
sent que l'on approche de la fin : c'est vraiment beaucoup moins sauvage
: plus d'habitations, moins de faune, et aussi plus de canots : c'est
fou ! En été, c'est une véritable autoroute, paraît-il ! Premier arrêt
à la Roque Gageac, très charmant petit village
situé au pied d'une falaise, dans un coude de la Dordogne
:o). Il y a d'ailleurs pas mal de monde... En outre, plusieurs bateaux
à moteur (!!) transportent les touristes pendant quelques minutes
sur les eaux de la Dordogne à partir de cet endroit.
Et ces mastodontes (enfin, c'est l'impression qu'ils donnent lorsqu'on
se trouve sur un petit canot) prennent bien toute la largeur de la
rivière, sans vergogne. J'imagine le tableau, en plein été,
avec des dizaines de canots sur les flots... La cohabitation ne doit
pas être toujours très facile. Après cette petite
halte, nous quittons donc ce charmant village aux murs de pierres.
Quelques kilomètres plus loin, nous nous arrêtons (encore) quelques
heures au pied de Castelnault, avec son formidable château
dominant toute la rivière, sur une aire de pique-nique : c'est
pour dire si c'est moins sauvage ! Le soleil se fait plus discret,
et c'est tant mieux. On étouffe pas mal, sous les gilets de
sauvetage, par cette chaleur. Nous regardons défiler les cortèges
de canots pour ceux qui ne s'arrêtent pas, ceux qui essayent
tant bien que mal de s'arrêter, et puis ceux qui essaient de
suivre le courant en évitant pont et autres branches.
Après quelques dizaines de minutes, même en pagayant en marche arrière,
nous arrivons à notre destination finale: le pont avant Beynac,
dont nous pouvons apercevoir le château au loin. L'aire se situe juste
après ce pont, sur la droite. Il est tout juste 15h00. On en
profite pour faire une petite bataille d'eau, histoire de se mouiller
une dernière fois. Nous retournons à Argentat
avec la navette Safaraid, qui vient nous chercher vers 16h30. Sur
le chemin, nous ramassons d'autres canots. Deux heures de voiture
pour remonter ce que nous avons descendu en 6 jours... Nous retrouvons
le camping, ou nous plantons notre tente, avant d'aller nous restaurer
dans une petite crêperie. Le lendemain, nous avons prévu
de passer par Sarlat, avant de rentrer sur Paris.
