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Paris - Shannon - Kilrush
26 août 2001
C'est le départ pour 10 jours en Irlande ! Notre avion de la compagnie
Aer Lingus doit quitter l'aéroport Roissy-Charles de Gaulle
à 15h25. Manque de chance, l'avion est en retard, suite à un problème technique.
En fait, nous attendrons 18h30 pour décoller... Nous passons donc l'après
midi dans la salle d'attente. Pas très agréable, mais, on est en vacances,
alors on a le temps, non ? ;o). Le seul soucis, c'est que nous avions prévu
de faire un peu de route vers le sud-ouest, dès notre arrivée. Là, en arrivant
à 19h00 heure locale (le vol dure environ 1h30), on se pose la question de
suivre notre programme ou non. Bah, on verra bien sur place.
Nous quittons donc Paris et ses 33°C étouffants vers 18h25. A Shannon, il fait 18°C, quel bonheur ! Après avoir récupéré nos bagages, direction le loueur de voitures. Quelques formalités plus tard, je me retrouve au volant d'une Ford Fiesta noire, avec le volant à droite. C'est très bizarre. Je me familiarise rapidement avec le levier de vitesse, et nous partons prudemment, sans oublier de circuler à gauche ! Les panneau indiquent les limitations de vitesse en miles. Les distances, en revanche, sont indiquées (la plupart du temps) en kilomètres (c'est précisé). Le compteur est en miles, avec une double graduation pour les kilomètres. Bon, c'est pas très compliqué, mais je n'en mène pas large...
Quelques kilomètres après la sortie de l'aéroport, c'est le premier rond-point.
Regarder à droite, et s'engager par la gauche... J'ai du mal à me débarrasser
de mes réflexes de conduite à droite, et à jauger la taille
de la voiture par rapport au côté gauche. Mais au bout de quelques
ronds-points et quelques kilomètres, ça s'arrange. Nous prenons la direction
d'Ennis, vers le nord de Shannon, puis, juste avant d'entrer
dans la ville, nous prenons à gauche: direction Kilrush, notre étape
pour la nuit. Il doit y avoir 60 kilomètres à parcourir. C'est pas énorme,
mais les routes irlandaises sont, dans leur grande majorité, assez étroites.
Il nous faudra bien 1 heure pour arriver à Kilrush, alors que la nuit
est tombée.
Nous trouvons une chambre dans une auberge de jeunesse sympa, O'Connor's, et nous partons aussi sec pour manger un morceau. Les pubs ne servent plus à manger, il est trop tard (22h00). Alors, nous allons prendre un sandwich dans un des deux "takeaway" de la ville. Ensuite, nous cherchons un pub, avec de la musique. Bon, c'est pas très compliqué, tous les pubs ou presque sont sur la rue principale. Et comme la ville n'est pas très grande (environ 3.000 habitants), on a vite fait un tour d'horizon. Nous en choisissons un, un peu à l'écart des autres, où nous trouvons des places pour nous asseoir (ce n'était pas le cas de tous).
Le pub est divisé en deux salles. Celle du fond, très animée ou un gars joue
à fond des reprises de Springsteen, et l'autre juste à l'entrée, plus calme,
on peut discuter sans hurler. A peine assis, un Irlandais engage la conversation
avec moi, pendant que Claire est allée commander au bar; ça commence fort
! J'ai un peu de mal à comprendre ce qu'il dit, et il a un peu de mal à me
comprendre également. Claire nous rejoint et se mêle à la conversation.
Il nous demande d'où nous venons, et lorsque qu'on lui répond que nous sommes
français, il commence à vouloir parler football. Le pauvre, il est mal tombé...
Il essaye alors avec le rugby, mais c'est pas mieux... On se présente en donnant
nos prénoms, et lorsque Claire lui donne le sien, il trouvé ça génial, puisque
nous sommes dans le comté de Clare (!).
Ravis comme tout, il nous présente à d'autres convives, le père de la patronne,
etc etc. Petit à petit, d'autres se rapprochent de notre table, et engagent
la conversation. On parle de tout, des liens apparemment très forts entre
l'Irlande et la France, de la qualité de la vie à Kilrush,
de politique internationale (ils n'aiment pas trop le père Bush, et ça se
comprend), de l'Europe, et de ce qu'il y a à voir en Irlande:
là, ils se battent presque pour nous montrer où il est absolument nécessaire
d'aller. C'est hallucinant. Surtout après 2 pintes. Brian, un gars de 40 ans
environ, nous offre une autre tournée. Dur dur, le régime irlandais ! Et on
parle on parle, c'est vraiment délirant. Je ne pensais pas pouvoir parler
aussi longtemps de cette façon avec des irlandais... Cela dit, après 3 Guinness,
je pourrais parler n'importe quelle langue, je crois :o).
Notre soirée s'achève vers 2h00 du matin, lorsque la patronne nous met dehors. Il ne reste que nous et nos interlocuteurs dans le pub. L'un d'entre eux nous raccompagne jusqu'à la porte de l'auberge et nous nous quittons sur des "nice to meet you":o). Bon, je peux pas me coucher comme ça, il faut marcher un peu avant. Nous partons donc dans les rues désertes de cette petite ville, sous un ciel étoilé et dans le froid, pour dessaouler un peu. On retourne à l'auberge pour nous coucher, complètement épuisés par cette journée. On va jamais pouvoir tenir le coup si c'est comme ça tous les soirs :o) !
