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Bandeau Irlande, Août 2001

Oughterard - Kylemore - Clifden.

01 septembre 2001

Lorsque mon réveil sonne, à 8 heures, j'ai l'impression que le jour vient à peine de se lever, tellement la luminosité est faible... Mais il n'en est rien: il fait gris, les nuages sont très bas... et il pleut. Nous avalons tranquillement notre petit déjeuner. Nous avons le temps, avant d'arriver à Clifden. C'est tout prêt. Alors, vu le temps, inutile de se presser. Nous partons donc pour le Connemara par la N59 jusqu'à Mam Cross puis Recess, où nous prenons la route 344, toujours sous la pluie, mais c'est vraiment magnifique ! Je n'ose pas imaginer la spectacle par beau temps. Superbe !

Un peu plus loin, nous nous arrêtons à l'abbaye de Kylemore, qui date du début du 19e siècle. Très très chouette, avec un mélange de styles très original. L'abbaye est construite tout au bord du lac Inagh. Le site est superbe. Le bâtiment a été construit au début du 19e siècle, par un riche homme d'affaires anglais, qui est tombé en amour avec la région après y avoir passé sa lune de miel :o). Pendant le première guerre mondiale, des nonnes venant de Belgique se sont installées et ont transformé l'endroit en abbaye. Aujourd'hui, l'abbaye est devenue un pensionnat international pour jeunes filles très réputé, paraît-il. Le temps se lève un peu. Nous prenons notre temps pour visiter. Il y a un peu de monde. Mais nous sommes samedi, aussi.

On repart vers Clifden, en bifurquant peu après Letterfrak, vers la péninsule de Renivsle. On se balade un peu sous un vent pas très chaud. Puis, après quelques virages serrés, nous arrivons à Clifden. La ville compte deux auberges de jeunesse. Nous essayons celle qui se trouve derrière l'ancienne gare (reconvertie en restaurant, d'ailleurs). Comme nous avons l'intention de rester deux nuits, on se dit que si celle-ci ne nous plaît pas, on pourra toujours tenter l'autre la nuit prochaine. Le gérant nous accueille très chaleureusement et nous dessine deux itinéraires de balade aux alentours de Clifden, en précisant où il faut s'arrêter, ce qu'il faut voir, etc. Il nous déconseille le parc national du Connemara, dont l'entrée est payante de surcroît. En outre, par un temps comme celui-ci, on ne voit rien sinon les nuages. Evidemment, il nous parle de Michel Sardou et de son Connemara (que j'ai dans la tête depuis Kylemore). Malgré moi, l'air de cette chanson va me trotter dans la tête pendant toute la journée. Cela dit, malgré cet accueil chaleureux, l'auberge est plutôt glauque...

Le premier itinéraire proposé par notre hôte fait environ une douzaine de kilomètres, à l'ouest de Clifden. Le deuxième en fait 42. Pour ce dernier, il nous averti qu'il vaut mieux le faire par beau temps à vélo. Sinon, par temps de pluie et de vent, c'est plutôt dur et pénible, étant donné qu'on longe les côte sur une bonne partie du trajet. Pour aujourd'hui, après quelques courses au supermarché Super Valu du coin, on se contente de faire une marche vers le château de Clifden, construit au début du 19e siècle, dans une espèce de style moyenâgeux, avec les créneaux et les tours... C'est assez étrange, comme construction, un peu mégalo. Il ne reste pas grand chose, sinon, la façade de devant. Derrière, tout est effondré. En revanche, la vue sur la mer et les côtes voisines est splendide.

Le soir venu, nous allons dans un des nombreux pubs de la ville, le Marnnion's. Il y a de la musique prévue à partir de 22h00. Le temps de boire un peu, d'écrire quelques cartes postales, de manger une excellente soupe, et hop, en avant la musique. Cinq musiciens arrivent avec leurs instruments. Ils n'ont pas l'air de tous se connaître, apparemment, et ils se mettent à jouer... Les musiques traditionnelles s'enchaînent et ne se ressemblent pas. De temps en temps quelques convives viennent participer avec des cuillères de bois. L'ambiance est très bon enfant... Bon, quelques nanas qui viennent fêter je ne sais quoi prennent un peu le pas sur les musiciens en chantant. Certains n'ont pas l'air d'apprécier plus que cela. L'ambiance devient moins sympa, elles se prennent pour Lara Fabian. Du coup, nous partons regagner notre auberge. Sur le chemin, on passe devant l'autre auberge, qui a l'air carrément mieux. C'est décidé, demain, on déménage.