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Eldborg - Þingvellir
15/08/1999
Le vent s'en donne à nouveau à coeur joie, ce matin. Temps gris.
On prend la direction de Þingvellir, quelque peu à l'intérieur
des terres. Nous passons par le fjord Hvallfjördur, (ancien ?)
site de dépeçage des baleines... Ce soir, nous logeons dans
une ferme-auberge : Efri-Bru, au sud
du lac Þingavallvatn. Très chouette, comme endroit : petites
maisons décorées avec goût, avec 4 chambres. Cuisine,
salon, véranda : avec le vent qu'il fait dehors, nous ne sommes pas
mécontents de dormir au chaud, et à l'abri.
Malgré le temps, qui tourne plutôt à la pluie, nous partons
tout de même vers le nord du lac. Nous avons bien fait : après
quelques gouttes pas bien méchantes, tout se dégage
et le soleil fait son apparition. Nous nous promenons donc vers l'ancien
site du parlement islandais, là où l'indépendance
de l'île a été signée en 1944. Tout au
nord, il y a plein de balades à faire, dans le parc national.
Mais nous ne pouvons pas tout faire.
C'est
aussi sur ce site que les failles américaines et européennes
se rencontrent... Nous nous baladons le long de la faille : en suivant
le sentier vers le nord, et en grimpant un peu, on peut découvrir
une petite chute plutôt jolie. On se promène sur les
rives du lac quelques instants, puis on rentre à la ferme-auberge,
où nous allons également dîner : le buffet était
succulent. Potage maison, truites, salade de légumes, et un
superbe crumble à la rhubarbe :-P. Nous sortons de table
juste pour voir le soleil disparaître derrière les montagnes
au loin. Le soleil couchant est magnifique ! Pas un nuage (du jamais
vu !), et la montagne derrière la ferme est illuminée
par une chaude lumière. Le vent, à décorner les
boeufs, est toujours là, mais c'est vraiment très chouette.
Vers 4 heures du matin, je me lève, poussé hors du lit
par une envie pressante ;o), et je découvre, par le fenêtre,
le même spectacle que le soir, mais du côté du
levant : le ciel a la même teinte, et il n'y a pas un nuage...
La journée qui s'annonce risque d'être vraiment très
belle.
Þingvellir - Iles Vestmann.
16/08/1999
Après un petit déjeuner à l'auberge, nous partons pour Þorlákshöfn,
pour prendre le ferry qui nous emmènera sur les îles Vestmann,
ou plutôt sur l'une de ces îles, Heimæy, le
tout sous un ciel dégagé comme jamais. Il est possible
de se rendre sur l'île en avion, pour le prix du ferry : mais
il faut partir de Hvolsvöllur. Le vol dure 5 minutes. Nous
prenons le ferry, qui lève l'ancre à 12h00. La traversée
dure 2h45, sous un soleil radieux. Hélas, quelques minutes avant
d'arriver sur l'île, les nuages sont de retour. Caprices habituels
du temps. Cela dit, l'arrivée à Vestmannæyjar
par le ferry est splendide : d'un côté, les falaises, sur
lesquelles nichent des milliers d'oiseaux. De l'autre côté,
une énorme coulée de lave, résultat de l'éruption
du volcan Eldfell en 1973.
Le camping, agréable, est situé dans un vieux cratère, à 1,5 km de
marche du port. Après avoir fait quelques courses dans un supermarché
aux formes quelques peu "spatiales", nous entamons l'ascension des
pentes herbeuses qui entourent le camping. 20 minutes de grimpette
à pic, pour arriver sur les crêtes : de l'autre côté,
ça replonge, à pic aussi. On a vue sur l'océan,
et sur la masse imposante d'un glacier situé sur le continent.
On peut également observer de très près les macareux,
qui sont également très nombreux. Le chemin qui suit
la crête est un peu ardu, par endroit, mais cela vaut la peine.
Avant de redescendre, nous profitons d'un bon rayon de soleil, qui
vient de faire son apparition. Le ciel se dégage, et il est
19h30...
Nous dînons un peu plus tard que d'habitude, puis, nous partons faire
notre balade digestive (qui nous sert aussi pour nous réchauffer, avant
d'aller dormir...) avec un coucher de soleil magnifique. Juste avant de rentrer
au camping, vers 23h30, nous apercevons une lueur étrange dans le ciel
dégagé et pratiquement noir... C'est une aurore boréale
à laquelle nous assistons !! Quel spectacle ! Des bandes lumineuses
qui ondulent, apparaissent, puis disparaissent, sans cesse en mouvement...
20 minutes de magie. Nous restons sans voix, émerveillés par
ce fabuleux phénomène, la tête en l'air.
Iles Vestmann : le tour d'Heimæy
17/08/1999
Sous
un ciel mitigé, nous nous levons, avec les lueurs de la veille
plein la tête. Le temps de déjeuner, et nous partons pour
faire le tour de l'île, avec, pour première destination,
l'ascension du volcan Eldfell. La coulée de lave est vraiment
au pied des maisons. A certains endroits, le sol est encore chaud :
un peu de fumée s'échappe... Tout autour du volcan, on
distingue très nettement les coulées de lave. Du sommet,
belle vue sur le sud de l'île (Stórhöfði),
le port, et Vestmannæyjar, la capitale. Les chemins ne
sont pas bien indiqués, mais on se débrouille. Nous continuons
notre chemin vers l'extrémité sud de l'île, par
la route.
Nous en profitons pour observer les maisons aux toits plats, puisque nous
traversons les quartiers résidentiels... C'est fou ce qu'ils ont l'air
d'apprécier les énormes baies vitrées. Et chacune possède
également une véranda : pratique, lorsqu'il y a du vent (c'est
d'ailleurs à se demander si le vent cesse, de temps en temps)... La
partie sud est réputée pour l'observation des oiseaux. Effectivement,
sur les côtes sud et est, il est aisé de les observer. En revanche,
côté ouest, la falaise est vraiment trop abrupte !
Nous croisons le chemin de quelques inévitables moutons. C'est en repartant
en direction du camping que le soleil se montre enfin. Nous longeons alors
la côte ouest, en essayant de suivre tant bien que mal un sentier, pourtant
indiqué sur la carte, mais dont on voit pas trop de traces sur le terrain.
Là aussi, après avoir quitté Stórhöfði,
nous trouvons de nombreux macareux sur le bord des falaises. La balade dans
ce coin-là est vraiment agréable, surtout sous le soleil, qui
montre enfin le bout de son nez, en milieu d'après midi (mieux vaut
tard que jamais). Après un repas reconstituant, nous nous endormons
pour notre dernière nuit sur l'île.
