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Iles Vestmann - Landmannalaugar
18/08/1999
On se lève tôt pour ne pas rater le ferry, qui part à
8h15. Nous quittons l'île au bon moment : le temps est plutôt
à la pluie. Cela dit, cela ne veut rien dire. Le temps est
tellement changeant. A nouveau, 2h45 de traversée... Notre
voyage se termine bientôt. Avant de quitter l'Islande,
nous aimerions beaucoup aller dans le Landmannalaugar, une
région très étrange, avec des montagnes de toutes
les couleurs... Apparemment, d'après les guides touristiques,
l'accès n'est pas aisé, avec un véhicule normal,
à cause de nombreux gués... Nous allons donc nous renseigner
dans un point d'information, sur les éventuelles excursions
organisées, et aussi sur nos chances de succès, étant
donné le type de notre véhicule. On nous assure que
c'est faisable, que les gués sont praticables avec une voiture
telle que la nôtre...
Nous nous engageons donc sur la route 26, qui doit nous mener à la
piste F225, sur les conseils recueillis, et malgré les panneaux indiquant
bien qu'il s'agit d'une route réservée aux 4x4 (à cause
des gués). Nous avalons donc les kilomètres de poussière
noire avant d'arriver au premier gué : effectivement, il est possible
de le passer sans difficulté. En revanche, 1 kilomètre plus
loin, il faut se rendre à l'évidence : nous ne pouvons pas passer.
Trop d'eau... Ou alors, faut être drôlement gonflé ! En
examinant la carte de plus près, on trouve une piste, qui arrive au
Landmannalaugar par le nord (F208). On fait demi-tour, pour tenter
le coup et nous nous retapons les 18 km de piste dans l'autre sens.
Bien nous a pris ! Par la F208, pas de gué, juste une piste un peu
caillouteuse, qui serpente entre les poteaux électriques. Nous
retrouvons les mêmes paysages désolés que par
l'accès par l'est que nous avons tenté : grandes étendues
de sables noir, cailloux, et quelques touffes d'herbe. En passant
un col, le paysage change du tout au tout : de la verdure partout
! Nous approchons de notre but. 500 m avant le camping (conformément
à ce que les guides annoncent, cette fois), un gué nous
empêche de poursuivre. Nous laissons la voiture sur un parking,
puis nous traversons la rivière à pied, sur un petit
pont prévu pour.
Emerveillés par le paysage qui s'offre à nous et d'être enfin
arrivés, sous le soleil, en plus, nous installons les tentes, sur un
terrain plutôt boueux... Il y a pas mal de monde : l'endroit est très
touristique, quand même. Demain, chouettes balades en perspective. Nous
comptons passer 2 nuits sur place, de façon à profiter du site
au moins une journée complète. Tout près de là,
une source d'eau chaude, où l'on peut se baigner... J'ai bien envie
d'essayer... Cela dit, il ne fait pas chaud. Nous ne savons pas quelle température
il fait, mais on aimerait bien savoir, avec ce vent qui nous gèle sur
place. C'est d'ailleurs étrange de voir des gens en anorak, avec capuche
sur la tête, et d'autres se promener en short, avec juste un petit pull
sur le dos :o). Je remet le bain au lendemain matin. La nuit n'est pas très
chaude. Le vent souffle plus ou moins toute la nuit...
Landmannalaugar
19/08/1999
Il fait un temps superbe. Dès le lever, je pars faire un petit tour
derrière le camping. A mon retour, je vais prendre un bain chaud...
C'est vraiment génial ! On pourrait rester des heures dans ces eaux
chaudes (au moins 40°C), au pied des montagnes et d'une coulée
de lave. Mais, il faut profiter de cette belle journée. Nous partons,
après avoir acheté un petit plan des sentiers des environs.
Nous prenons le sentier balisé qui va jusqu'à Skogar.
Ce doit être une superbe randonnée. Nous croisons des randonneurs
qui en viennent, et nous affirment en être à leur 4eme matinée.
Les paysages sont vraiment magnifiques. Je suis quelque peu déçu
des photos, car elles ne rendent pas suffisamment bien les couleurs...
Nous marchons, marchons encore, au milieu de ces montagnes absolument magnifiques,
tout en cherchant, désespérément, un autre sentier sur
notre gauche, afin de faire une boucle, pour revenir au camping. Il y en a
bien un d'indiqué sur la carte, mais impossible de le trouver ! Nous
croisons d'autres randonneurs, qui, eux aussi, sont à la recherche
de ce sentier : ils n'ont rien vu, ne l'ont pas trouvé... Dépités,
nous continuons un peu plus loin, puis, nous rebroussons chemin.
Le vent est toujours très présent, et nous trouvons aussi de
nombreuses plaques de neige, alors que nous ne sommes qu'à 1000 mètres
d'altitude, environ. Sur certaines hauteurs, nous pouvons apercevoir au loin,
perdu dans la brume, le Vatnajökull, le plus gros glacier d'Islande,
au pied duquel nous nous trouvions au camping de Skaftafell. Nous n'avions
pas pu voir grand chose alors, à cause des nuages.
La
descente s'effectue tranquillement, mais nous trouvons beaucoup de
monde, plus bas : les cars sont arrivés en fin de matinée,
et ne sont pas encore repartis... La soirée est très
froide : vers 21h30, je vais jusqu'à la voiture, pour vérifier
la température au thermomètre extérieur : 5°C
!! Voilà pourquoi la source d'eau chaude est très fréquentée,
ce soir. Avec ce vent glacé, je n'ai pas trop le courage d'y
aller :-/
