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Les premiers pas en Islande - Départ de Reykjavik - Krisuvik
02/08/1999
23h00. Nous décollons d'Orly dans un Boeing 737 plein à craquer.
Après avoir survolé la région parisienne toute illuminée
pendant quelques instants, on grimpe rapidement au dessus d'une couche de
nuages... On arrive à Keflavik, l'aéroport international,
vers 0h45 heure locale (2 heures de décalage), avec un soupçon
de coucher de soleil. En effet, au loin, on peut apercevoir une lueur rouge
orangée sur les nuages... Il ne fait pas complètement nuit.
La température est de 12°C. Un bus nous emmène jusqu'à
l'auberge de jeunesse, vers le centre de Reykjavik, à 45 km
de là. Le long de la route, qui est d'ailleurs éclairée
sur tout le parcours, on distingue des rochers, des cailloux, entre deux nappes
de brouillard. Nous aussi, on est un peu dans le brouillard :o).
Couchés à 3h00, on se lève le lendemain à 7h30,
sous un ciel gris. Premier petit déjeuner avec céréales,
surmjölk (une sorte de yaourt liquide), mjölk (du lait), gouda,
pain, concombres, tomates, confitures... On prend livraison de la voiture
chez Asturland Travel. Petit malentendu sur la catégorie de
la voiture : on avait réservé une catégorie B, et on
veut nous refiler une catégorie A. Ils n'ont plus de catégorie
B, alors, on hérite gracieusement d'une catégorie C. On retire
nos premières devises, et on part pour le sud de la péninsule
(vers Krisuvik). Après quelques kilomètres sur la route
n°1 (la route qui fait le tour du pays), nous empruntons la route 42 :
c'est notre première piste : un chemin de cailloux, de trous, de poussière,
serpentant entre les champs de lave...
Au premier arrêt, au bout de quelques kilomètres, on mitraille dans
tous les sens. C'est notre premier contact avec les paysages sauvages et si
étranges de l'Islande : le sol est noir, y'a des cailloux à
perte de vue, et bien peu de végétation. Nous continuons notre
progression jusqu'au lac Kleifarvatn, où nous nous arrêtons
à nouveau. Au loin, nous apercevons de la fumée: ce sont des
fumerolles. De la vapeur jaillit du sol. L'eau est à 80/100°C.
Le site est quelque peu aménagé, mais c'est très impressionnant...
Nous reprenons la route, ou plutôt la piste, à 40/50 km/h.
Après avoir longé un peu la côte, nous décidons de nous arrêter au petit camping de Strandarkirkja. Lorsque nous arrivons, nous sommes les premiers. Pas d'autre tente. Notre camping est situé au milieu de colonies d'oiseaux (des sternes arctiques). Dès que nous approchons trop près des petits qui sont nombreux, tout en restant sur le chemin, elles attaquent en plongeant au dessus de nos têtes.... Lors de notre balade sur la plage un peu plus bas, nous apercevons des phoques, sur les rochers. Nous allons ensuite à la ville la plus proche, Þorlaskshöfn, chercher des bouteilles de gaz pour le repas de ce soir. Dans la station service, nous trouvons notre bonheur, ainsi que de quoi déjeuner le lendemain matin. Demain, d'ailleurs, les magasins seront à nouveau ouverts : nous pourrons donc nous ravitailler sans problème. Le soir, le soleil n'en fini plus de se coucher sur le paysage lunaire, sur les coulées de laves recouvertes de lichens... J'ai hâte de voir tout ça sous le soleil...
