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Fluðir - Seljalandsfoss - Skógafoss - Solheimajökull - Vik
04/08/1999
Encore du beau temps !! Après la douche (commune) à la piscine, juste à côté
du camping, c'est le départ pour le sud par la route n°1 en fin
de matinée. On fait un petit détour par une piste, sur la droite
(route 225), à la hauteur de Hvolsvöllur, juste pour voir
ce qu'on peut trouver : des chevaux (plus petits que par chez nous, ils peuvent
en outre prendre deux allures supplémentaires, soit cinq pas différents, alors
que normalement, les chevaux n'en connaissent que trois), mais aussi des moutons,
des fermes, des champs... et de la poussière. Au loin, on commence
d'apercevoir les nuages.
Un peu plus loin, juste avant les contreforts du glacier Mýrdalsjökull,
on s'arrête aux chutes de Seljalandsfoss, où l'on
peut passer derrière. Les nuages sont accrochés à
ces montagnes. D'un seul coup, à cet endroit précis,
nous nous retrouvons sous les nuages. Alors qu'il suffit de faire
quelques mètres en arrière pour se retrouver sous le
ciel bleu et le soleil. C'est à partir de ce moment surtout
que nous nous sommes rendus compte que le vent soufflait, et qu'il
n'était pas très chaud... En prenant le chemin qui part
sur la gauche, on peut apercevoir d'autres chutes certes moins importantes,
mais la petite balade est agréable, sur un sentier bordé
d'herbes hautes (si, si, des herbes hautes !!).
Quelques
kilomètres plus loin, encore une chute : Skógafoss.
Même dans la grisaille, elle est chouette, cette chute ! C'est
vrai qu'avec un peu de soleil, cela aurait été mieux...
Mais, pour se réchauffer, rien de moins compliqué que
de grimper par le chemin à droite de la chute pour arriver
tout en haut, et pouvoir admirer tout ça du sommet. Le chemin
continue d'ailleurs plus loin. Je me demande si ce n'est pas celui
qui mène au Landmannalaugar. Rien à voir avec
Gullfoss, bien entendu. Mais celle-ci, on est juste
à ses pieds, et c'est en celà qu'elle est intéressante.
Il y a un camping, aux pieds de la chute (ou presque) : l'équipement
est sommaire (toilettes mais pas de douches), mais ce doit être
pittoresque de camper là, en se faisant bercer par le doux bruit
de l'eau qui tombe de 60 m de haut. Attention, pas de commerce dans
le coin... Lorsque nous sommes passés, il y avait bien 2 ou
3 tentes :o)
Toujours
sur la route de Vik, un peu plus loin (à 15 km de Skógafoss),
avec quelques rayons de soleil en cette fin de journée, nous
atteignons le pied de Solheimajökull : il s'agit d'une
langue glacière, d'où coule un eau glacée, comme
le prouvent les quelques morceaux de glace échoués sur
des bancs de cailloux ou sur les rives. On y accède à
partir de la route N°1, en prenant sur la droite une piste de
sable noir : après deux kilomètres, on arrive à
un parking. Pourtant couvert de nuages à notre arrivée,
le temps se dégage juste au-dessus du glacier, rien que pour nous,
pendant la balade :o). Les quelques rayons de soleil créent
alors de la condensation, et nous assistons à un paysage très
étrange, avec toutes ces pointes noires. On a du mal à
imaginer qu'il s'agit du glacier, recouvert de cendres et de pierres
noires... Après avoir contemplé tout ça, et profité
des quelques rayons de soleil, nous reprenons la route en direction
de Vik, en replongeant dans la grisaille.
Quelques kilomètres avant ce village, la situation se gâte quelque peu, avec une véritable purée de pois qui nous entoure. Il faut dire que nous sommes dans la partie la plus pluvieuse d'Islande... Le brouillard se lève un peu lorsque nous arrivons dans le village même. On s'installe au camping, près duquel se trouve une petite piscine découverte. Brrr ! Je me contente d'une bonne douche chaude :o). Nous faisons une petite balade "nocturne" (malgré l'heure tardive, et le brouillard, il fait encore jour), sur la plage de sable noir, jusqu'aux falaises, où l'on peut observer des macareux, entre autres oiseaux... Mais nous ne verrons pas grand chose, avec tout ce brouillard.
