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Bandeau Islande, Août 1999

Höfn - Bakkagerði

09/08/1999

Petit déjeuner pantagruélique et excellent à la ferme-auberge: surmjölk, lait, céréales, jambon, poisson, fruits, café, thé, etc. On repart vers Höfn, pour nous diriger vers les fjords de l'Est, qui semblent être sous le soleil, alors que nous sommes toujours sous les nuages depuis Vik. Nous avons environ 300 km à parcourir avant d'arriver à Bakkagerði, notre destination finale pour aujourd'hui.

La route n'est pas très drôle : alternance de route goudronnée et de piste. Mais les fjords sont impressionnants : les premières montagnes dont nous faisons le tour sont noires et se jettent dans l'océan… Les suivantes sont plus vertes et les pentes moins raides… Je pense que l'endroit aurait mérité une halte d'une journée, pour faire une balade sur les crêtes… A la longue, la route devient pénible. Suivre le contour des fjords, c'est un peu barbant, à la longue. Nous nous arrêtons assez souvent, dont à Djupivogur (photo de droite). A Egilsstaðir, nous faisons le plein : je signale au passage qu'on trouve des cartouches Camping Gaz dans la station Shell, à l'entrée de la ville. Nous quittons alors la route des fjords pour couper et nous diriger vers le nord, par la route 94.

Peu avant d'arriver à Bakkagerði, nous franchissons un col assez élevé : et une vue magnifique s'offre à nos yeux. La descente à 14%, sur une piste de cailloux, c'est pas triste ! Mais le paysage est vraiment superbe. Le camping, situé près de l'église, vers la fin du village, est très sympa : vue sur tout le village, le petit port et des montagnes superbes.

Un peu plus loin, à côté d'un petit port, il existe un observatoire à oiseaux : macareux et mouettes tridactyles nichent en effet sur un énorme rocher. On peut les approcher d'assez près (surtout les mouettes). Les macareux, sont quant à eux quelque peu éloignés. Il fait beau, le ciel est dégagé, mais dès que le soleil disparaît derrière les montagnes, la température descend assez rapidement. Le vent froid se fait plus sentir On se couche avec un petit 6°C, vers 22h30.

Bakkagerði - Husey - Myvatn (Reykjahlid)

10/08/1999

Après cette fraîche nuit, nous nous levons sous un ciel quelque peu nuageux. Le soleil nous chauffe le temps du petit déjeuner, puis disparaît derrière les nuages. Avant de prendre la piste, nous cherchons des opales sur la plage voisine, réputée pour ça. Mais bon, faudrait savoir à quoi ça ressemble exactement, une opale ;o). Nous prenons la direction d'Húsey, une baie de laquelle on peut observer de nombreux phoques, paraît-il. Pour y aller, nous devons emprunter 20 km d'une piste très caillouteuse : difficile de dépasser les 40km/h. Au bout de cette piste, on tombe sur une auberge de jeunesse bleue, avec un phoque comme enseigne.

Tout autour de cette auberge, on trouve une réserve de grands labbes. Il faut marcher pendant une petite demi-heure avant d'arriver sur la plage, que nous longeons par la suite, rencontrant de nombreux bécasseaux. Depuis les berges, un peu plus loin, on aperçoit quelques phoques, d'assez loin. Il bruine un peu, de temps en temps. Nous reprenons la piste aux cailloux dans l'autre sens, pour nous diriger cette fois vers Myvatn.

Le temps est exécrable : pluie pluie pluie. La "piste" n°1 est boueuse à souhait, et nous roulons, avec notre tas de boue vers le fameux lac aux moucherons (Myvatn signifie "lac aux moucherons" en islandais). Nous ne tarderons pas à comprendre l'origine de cette appellation... Le long de la route, le paysage est complètement désolé : c'est la Lune !! Champs de cailloux ou de sable noir, cratères, se succèdent et se ressemblent. Très peu de végétation. Surtout dans les environs de Möðrudalsfjallgarðar : sur un col, on a une vue superbe sur cette région désolée. Le temps, avec le ciel gris et bas, renforce d'autant cette impression... Peu avant Myvatn, la pluie cesse, et le ciel se dégage : l'effet du micro climat local ? Sur la côté gauche, on tombe sur une petite maison, légèrement surélevée, cernée par une énorme coulée de lave. Celle-ci est d'ailleurs en pleine "décomposition" : elle s'effrite petit à petit. Paysage apocalyptique.

A Myvatn, nous choisissons le camping situé à la sortie du village de Rekjahlid, sur la route 848. Situé légèrement en hauteur par rapport au lac, il nous offre une vue superbe sur les environs. Douches chaudes gratuites, c'est cool ! Mais, (car il y a toujours un mais), l'endroit est envahi par les moucherons. Et quand on dit envahi, c'est vraiment ça ! On croise de nombreuses personnes, avec un filet qui leur couvre toute la tête, et un nuage de moucherons qui tournoient autour... C'est très désagréable : ils entrent dans les oreilles, le nez, la bouche... Pas question de bailler la bouche grande ouverte ! ;-). Heureusement, lorsqu'il y a un peu de vent, ils sont moins nombreux. Après le coucher du soleil, également. Pour manger, à plat ventre, c'est pas mal, ou alors dans l'abside d'une tente, ça fonctionne bien aussi... Le lac Myvatn mérite vraiment son nom ! On espère que ce ne sera pas pire demain... Nous tentons le café-bar de Reykjahlid, le soir venu. La bière n'est pas terrible et l'addition plutôt salée (2.000 Ikr pour 2 demis et 2 pintes !). Mais l'ambiance est sympa.