- Accueil
- > Carnets de voyage
- > Islande (1999)
Námafjall, Hverfjall et les pseudo-cratères du lac.
11/08/1999
C'est l'éclipse Day ! Ici, le soleil n'est caché qu'à
60%, environ, et sous les nuages... On en profite pendant le petit déjeuner,
avec nos lunettes, et nous ne sommes pas les seuls, dans le camping. Nous
partons pour Námafjall, les "bouches de sorcières".
Le ciel est bleu (les nuages sont partis !), et les couleurs sont splendides,
même sous un petit vent glacé : des montages jaunes, rouges,
blanches, des mares de boues bouillonnantes... Et ça fume partout,
avec un délicat parfum soufré :-). Les piles de mon appareil
ont dû mal supporter les températures de ces derniers jours,
car pratiquement toutes les photos de ce jour sont fichues. Deux films y sont
passés avant avant de m'en rendre compte... Donc, peu de photos pour
cette partie :o(.
Nous partons ensuite à l'ascension de l'immense cratère noir
vieux de 2500 ans qui surplombe le lac, le Hverfjall. Difficile de
le rater : il prend une sacrée place, dans le paysage. Nous en avons
une belle vue, du camping. On s'en va pour en faire le tour sur la crête.
Malgré le temps, un peu à la grisaille à nouveau, nous
avons sous les yeux un superbe panorama de la région : les pseudos-cratères
de Skutustaðir (de petits cratères qui sortent du lac),
les châteaux noirs de Dimmoborgir (une sorte de Chaos de Montpellier-le-Vieux
à l'islandaise, c'est à dire en lave - voir rubrique Cévennes).
Le coin est vraiment très touristique, car on trouve tous les éléments
constitutifs de l'Islande au même endroit... C'est moins sauvage
que ce qu'on a vu jusqu'à maintenant, mais c'est tout de même
un coin à voir, même si l'on sent bien que c'est l'un des endroits
les plus visités du pays. Le soir, c'est fête : nous allons aller
dans notre premier restaurant, à l'hôtel Reynihlid...
Etant donné les tarifs, on n'allait pas s'en faire un chaque soir.
Bilan : très bon, copieux, mais pas donné quand même.
On s'y attendait, et ce n'est pas une surprise. Dans les menus, on trouve
beaucoup de poissons, et du mouton, évidemment. En dessert, je me suis
jeté sur un Skyr, cette délicieuse spécialité
lactée :-).
Detifoss et le volcan Krafla
12/08/1999
Réveil sous la pluie. Mais elle ne dure pas trop. A l'accueil du camping
nous achetons des petits pains frais : un régal, avec les céréales
et le lait ! Après une douche au parfum de soufre, on part
vers les chutes de Detifoss, à côté desquelles
nous sommes passés en venant des fjords de l'est. Une heure
de route, dont 80% de piste. Nous prenons une auto-stoppeuse, qui
nous raconte, à propos des moucherons, qu'il y en a beaucoup
moins que les autres années. Normalement, c'est absolument
irrespirable ! ça doit vraiment être l'horreur...
Les trois chutes se succèdent, sur 3 kilomètres environ.
Detifoss, au milieu, est la plus importante (44 m de haut).
C'est celle-ci que tout le monde va voir : les autres sont moins visitées,
surtout Selfoss, car aucune route n'y mène. Elle décrit
un arc de cercle très large. Un chemin longe la rivière
et mène aux trois chutes : il est bien balisé et agréable.
La dernière chute en aval, c'est Hafragilsfoss.
Il est possible de l'atteindre en voiture. Mais c'est tellement plus
sympa à pied, le long des falaises. Au moins, on ne mange pas
de poussière :o) En fin de journée, en revenant sur
Reykjahlid, nous allons à Krafla, où l'on
peut marcher sur un champ de lave datant de 1984, et qui fume encore...
Impressionnant ! Il faut prendre la route 863, juste avant Námafjall.
Avant d'arriver sur le site, on longe les installations d'une gigantesque
usine géothermique : des dizaines de tuyaux partent dans tous les sens
sur les montagnes environnantes. Et ça fume partout. Et pourtant, il
y a quelques plaques de neige, un peu partout... Sur le champ de lave, le
sol est très chaud par endroits... C'est notre dernier jour à
Myvatn. J'ai remis des piles neuves dans mon appareil, et je peux enfin
mitrailler à nouveau ! Non mais !
