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Fluðir - Landmannalaugar
1er juillet 2002
La journée commence vers 9 heures, tranquillement. Nous nous précipitons
à la piscine, à 300 mètres, mais peine perdue, elle est réservée aux
leçons de natation jusqu'à 10 heures. Nous nous occupons donc de plier la tente,
nous prenons un café, jusqu'à 10 heures, pour enfin pouvoir nous baigner en
piscine extérieure, sous le soleil. Un petit bain chaud à 42°C avant de sortir,
et nous prenons notre petit déjeuner dans l'herbe, juste à côté du camping.
On examine la carte pour vérifier le nombre de kilomètres jusqu'au Landmannalaugar, car nous sommes limités par les conditions de location à 200 km/jour. Pas de
problème, et nous prenons à nouveau la route, après avoir confirmé notre
vol de retour à Icelandair.
Nous avons environ 110 kilomètres de vraie route goudronnée à
faire, puis le reste (une vingtaine de kilomètres) sur piste. Il fait toujours
aussi beau. Cependant, nous croisons de nombreux islandais, travaillant sur
les routes et bas côtés, équipés de ces fameux filets anti-mouches...
La piste F-208 est quelque peu laborieuse, sur les premiers kilomètres (beaucoup
de pierres) mais cela s'arrange ensuite; la piste slalome entre les poteaux
d'une ligne électrique, et entre les rochers. A certains endroits, la piste
n'est pas correctement damée, et nous "surfons" sur des vagues de sable noir...
Le temps se couvre légèrement lorsque nous arrivons, mais c'est toujours aussi
beau, même plus que dans mes souvenirs.
J'en reviens pas, je reste baba devant la splendeur de ces paysages (je m'emballe,
je m'emballe !). Nous garons la voiture juste avant le camping (200 m), et juste
avant les deux gués (4x4 uniquement). Une passerelle est là pour les piétons.
Le site est très humide, et il y a très peu de tentes. En revanche, le confort
s'est amélioré, il y a des douches ! La source chaude est toujours là, elle
aussi, au pied de l'énorme coulée de lave. Nous "plantons" la tente tant bien
que mal, en renforçant la solidité des fixations au sol avec d'énormes pierres.
Nous découvrons également l'agréable présence de mouches (encore elles !!) qui
n'aspirent qu'à me rentrer dans le nez ou les oreilles (mais que fait le vent
?!).
Après nous être installés, nous partons en balade, sous un temps couvert. Nous
empruntons le même itinéraire qu'il y a trois ans. On ne s'en lasse pas, de
ces paysages ! On se prend une bonne averse dans l'un des endroits les plus
chouettes: juste après la pluie (courte, mais suffisante pour bien nous tremper),
l'énorme nuage noir responsable laisse sa place au soleil, qui illumine de milles
feux les montagnes de rhyolite. L'instant est véritablement magique (surtout
après ce qui nous est tombé dessus !). Génial !
Nous redescendons tranquillement vers le camping, en longeant le Blahnukur
(943 mètres), immense montagne noire. Juste avant une nouvelle averse,
nous allons nous baigner dans la source chaude. Et là, surprise, l'eau n'est
pas aussi chaude que ça ! Il faut vraiment se tenir près de l'endroit où l'eau
chaude arrive... Bizarre, alors qu'il y a trois ans, on pouvait allègrement
se baigner sans soucis où on voulait sans ressentir le froid. Peut-être est-ce
dû aux nouvelles installations, qui détournent certainement une partie de l'eau
chaude...
Ceci dit, l'expérience de la baignade au pied de la coulée de lave est tout
de même unique ! Pendant notre baignade, la pluie se remet à tomber légèrement,
puis de façon plus intense... Nous décidons de sortir, le temps n'ayant pas
l'air de vouloir s'arranger. Nous dînons à l'abri, en profitant des aménagements
disponibles. Il pleut de plus en plus. Pas terrible, comme situation, mais on
en a vu d'autres. En outre, avec cette pluie, il n'y a plus de mouches, et ça,
c'est plutôt positif ! Nous profitons d'une accalmie pour rentrer sous
la tente et ne tardons pas à nous coucher, du Landmannalaugar
plein la tête...
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 12 à 15°C |
| Kilomètres parcourus: | 130 km |
