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Landmannalaugar - Efri-Bru (Þingvellir)
2 juillet 2002
Nous sortons de la tente sous un ciel mitigé; il a plu pendant une partie de
la nuit, mais le sol n'est pas trop trempé. Enfin, pas beaucoup plus que la
veille. Nous prenons le petit déjeuner assis sur des pierres, devant la tente.
Pas de lait ni de surmjölk, car le bus vert qui tient lieu d'épicerie n'en avait
plus. Il ne restait que des yaourts. Impeccable, pour nos céréales ! Le soleil
se montre de temps en temps. Nous partons en balade, en direction du lac Frostastadvatn.
La montée, avec les mouches est un peu pénible (surtout à cause des mouches
!). Au col, on a une vue sur la lave qui s'est déversée dans le lac d'un côté
et vers le Landmannalaugar de l'autre. Le vent est pratiquement
inexistant et les mouches me rendent fou. J'aimerai me plonger la tête sous
l'eau avec un tuba. Heureusement, les paysages splendides compensent un peu
tout ça ! Et une légère brise salvatrice les chasse de temps en
temps. En début d'après midi, nous plions bagage, et nous repartons, vers Þingvellir,
cette fois.
Plus précisément, nous allons à Efri-Bru, une ferme auberge
qui nous avait bien plu il y a trois ans. Le soleil est radieux lorsque nous
dépassons les montagnes du Landmannalaugar. La masse sombre
du volcan Hekla domine les environs. Pour une fois, son sommet
enneigé est dégagé. Nous entrons rapidement dans une zone verte, très verte;
tout ça nous change des noires étendues de sable et de lave. Le thermomètre
extérieur de la voiture refuse de passer la barre des 19°C. On est en Islande,
tout de même :o). Le vent se fait de plus en plus fort, cependant.
Lorsque nous arrivons à Efri-Bru, il n'y a plus de place avec
sac de couchage (les prix sont beaucoup plus avantageux avec cette formule).
On nous propose une chambre dans une maisonnette. Le prix n'est pas donné (cf.
infos & liens), mais nous acceptons: je n'ai pas envie de reprendre la voiture
pour chercher à droite à gauche un autre endroit pour passer la nuit, c'est
très bien ici. Un peu de luxe, de temps en temps, ça fait pas de mal ! Notre
chambre est correcte, mais pas exceptionnelle, comme pourrait le laisser supposer
son prix... On en profite tout de même pour se reposer un peu, et finir les
ultimes cartes postales avant d'aller dîner dans la salle à manger de l'auberge:
tout à bien changé, là aussi: la cuisine est beaucoup plus fine et véritablement
excellente! Du grand art (culinaire) ! Mais bon, c'est pas donné non plus...
On s'empresse d'aller dépenser nos calories du côté du lac de Þingvellir juste après manger. Le ciel est quasiment exempt de nuages, sauf sur les montagnes, au loin: la vue est d'ailleurs saisissante. On dirait un champignon géant. Nous profitons de la lumière pour nous balader le long du lac, sous le soleil qui n'en fini pas de vouloir se coucher. Le vent est glacial, et le soleil ne chauffe guère à cette heure. Quelques pêcheurs sont dans le lac, de l'eau à mi-cuisse. le soleil disparaît soudain derrière les rares nuages qui se trouvaient là. Il est 23h30. A cause des nuages, on loupe le soleil de minuit :o). Nous retournons à la voiture, pour rentrer à l'auberge, rejoindre les bras de Morphée.
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 12 à 19°C |
| Kilomètres parcourus: | 215 km |


