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Bandeau Islande, Juin 2002

4 juillet 2002: Reykjanes - Blue Lagoon - Paris

C'est notre dernier jour qui commence. L'avion décolle à 16h15. Nous avons tout les temps devant nous, sachant que nous sommes à 100 km à tout casser de l'aéroport. La journée commence tôt. A 6h30, je suis réveillé... par la chaleur ! Le temps est dégagé, comme la veille, et le soleil, qui a dû une nouvelle fois rebondir sur l'horizon, est déjà haut. Il chauffe bien la tente, le bougre, et avec le sac de couchage bien chaud, je n'arrive plus à dormir, même en dehors. Alors, du coup, je sors et je reste même en t-shirt. Pas de vent. Au loin, on aperçoit les sommets enneigés d'Eyjafjallajökull.

Je n'ai jamais vu l'Islande avec un tel temps, et c'est splendide ! Je vais voir les sternes de plus près. Celles-ci sont toujours là, et elles n'ont pas arrêté de la nuit. Claire ne tarde pas à sortir, elle aussi. Après le petit déjeuner, c'est la séance de pliage de bagages et du tri des brochures accumulées tout au long de ces 14 jours. Les sacs bouclés et la tente pliée, nous sommes prêts pour nos dernières visites: notamment, le Blue Lagoon, avec un arrêt vers Krisuvik et ses sources chaudes. Nous prenons la route 42, et la traversée des immenses champs de lave commence.

Nous passons tout près de Strandarkirkja, où nous avons passé notre première nuit de camping il y a 3 ans (cf. Islande 1999), près d'une autre colonie de sternes. A Krisuvik (enfin, il me semble que ce n'est pas Krisuvik, mais juste à côté), l'activité géothermique est importante: boue en ébullition, eau bouillonnante, fumées sortant des entrailles de la terre, tout y est ! La suite de la route n'est pas très rapide, on roule sur du gravier. Mais on arrive enfin au Blue Lagoon, vers midi. Cela nous laisse un peu moins de 2 heures pour batifoler dans l'eau chaude. Le thermomètre, ce jour-là, ne dépassera pas les 19°C (!). Pourtant, presque pas de vent, et un soleil de plomb (enfin, tout reste relatif !).

Il n'y a pas trop de monde, je m'attendais à tomber sur une foule grouillante (ouf !). L'entrée est exorbitante (980 Kr), mais finalement, ça vaut le coup. Le système de consigne électronique est très pratique. On peut laisser ainsi toutes ses affaires en toute sécurité et revenir les chercher quand on veut. Avant d'entrer dans la "piscine", un plan indique la température de l'eau selon l'endroit: elle varie de 35°C à 45°C. C'est étrange, mais très sympa, de se retrouver dans l'eau, au milieu cette fois, d'un champ de lave. Le sol et les parois de la "piscine" sont recouverts d'une matière blanche un peu visqueuse (de la silice). C'est vraiment très agréable, surtout avec ce temps, mais gare aux coups de soleil ! On patauge un peu à droite à gauche (il y a de la place !), et on se retrouve près d'un bac où l'on peut prendre de la silice et s'en badigeonner le corps. Certains se contentent de se faire un masque sur le visage... Il y a également un bain de vapeur, dans une sombre caverne aménagée dans le champ de lave, en dehors de la "piscine", bien entendu. Amateurs d'atmosphère suffoquante bienvenus :o). Le temps passe vite, tout de même, et il est 13h35 lorsque nous regardons l'heure pour la première fois: il est temps de partir !

Une douche plus tard, nous voilà sortis, et en direction de l'aéroport. On fait le plein d'essence à Keflavik, et nous laissons la voiture sur le parking réservé aux véhicules de location. Sacs sur le dos, nous entrons dans le hall de l'aéroport en découvrant que nous ne sommes pas les seuls à prendre l'avion ce jour-là (étonnant, non ?) ! C'est la ruée pour l'enregistrement. Il y a deux files, l'une a l'air nettement plus sauvage que l'autre (coude à coude, chariot à chariot...). Du coup, nous prenons la plus calme, et malgré la foule, l'enregistrement se déroule assez vite. Nous avons largement le temps de flâner dans les boutiques de l'aéroport.

A 15h45, un message nous invite à embarquer... Surprise, il n'y a pas la queue: tous les passagers sont à l'intérieur lorsque nous nous présentons; en fait, l'avion est pratiquement vide ! Nous pouvons ainsi choisir nos places à loisir. Nous nous plaçons juste devant les moteurs, sur la gauche. Le décollage a même lieu avec 10 minutes d'avance, et sous nos yeux ébahis, nous découvrons l'immensité des champs de lave vus du ciel... C'est vraiment superbe ! On distingue très bien les glaciers Eyjafjallajökull, Myrdallsjökull sur la côte, et, plus loin, les immenses Langjökull et Hofsjökull, entre lesquels nous sommes passés. Le Vatnajökull, plus à l'est, est noyé dans les nuages: seul le sommet émerge. Le reste du pays est complètement sous les nuages. Bye bye, Islande...

Les chiffres du jour
Températures extrêmes: 16 à 19°C
Kilomètres parcourus:99 km