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Paris - Keflavik/Njardvik - Husafell - Varmaland
20 et 21 juin 2002
L'avion d'Icelandair décolle à l'heure dite, avec à peu près les deux
tiers des sièges inoccupés. Nous quittons enfin la chaleur et la fureur parisienne
pour 14 jours, que nous espérons grandioses ! Nous décollons
alors que la nuit est tombée, sous un ciel chargé et gris. Au
bout de quelques minutes, l'avion passe au dessus des nuages et on distingue
alors, devant nous, la lueur du soleil couchant. Au fur et à mesure
de notre avancée, cette lueur sera de plus en plus intense, jusqu'à
ce qu'on arrive au dessus de l'Islande, recouverte par les
nuages: le temps est à la pluie. Lors de la descente, l'avion traverse
2 ou 3 couches successives de nuages. Entre chacune de ces couches, on aperçoit
le soleil, faisant rougeoyer les nuages. Il est pourtant près de minuit,
heure locale (2 heures de décalage avec la France)!
L'avion traverse la dernière couche de nuages, et nous apercevons
enfin le sol. Nous survolons les énormes champs de lave de la péninsule
de Reykjanes avant d'atterrir en soulevant des trombes d'eau...
Le passage à la douane est une formalité, et, sitôt nos
sacs à dos récupérés, nous sortons. Dans le hall,
une islandaise brandit une pancarte avec mon nom: c'est RasCar, la société
de location. Je remplis et signe le contrat, ma carte Visa passe dans un "rateau"
portable, et on nous emmène sur le parking pour nous donner les clés
de la voiture. Pour la rendre, nous dit-on, il suffit de la déposer
sur le parking "Car rental return", et de laisser les clés
à l'intérieur dans la boite à gants. C'est aussi simple
que ça. On charge nos sacs, et nous voilà partis, à 1h00
du matin, sur les routes islandaises. Direction Njardvik,
une ville mitoyenne de Keflavik, où se trouve un camping.
C'est à peine à 10 km de l'aéroport. En chemin, on en
profite pour retirer des couronnes à un distributeur. Nous trouvons
le camping sans trop problème, et nous voilà, à 1h30,
en train de monter la tente... sans lampe ! Il fait plutôt clair, bien
que le ciel soit chargé, et on distingue tout. J'en reviens pas :o).
Nous nous glissons sous la tente sans trop tarder, impatients d'arriver au
matin. Entre temps, deux groupes de cyclistes allemands, en provenance de
l'aéroport, sans doute, débarquent au camping et s'installent
à leur tour. Il fait 8°C.
Le lendemain matin (le 21 juin), les nuages ont presque disparu, et le soleil
n'est pas loin. Nous prenons notre temps pour nous lever, c'est quand même
les vacances ! Nous partons faire quelques courses au supermarché qui
se trouve à 100 mètres de là: au menu, surmjölk
(sorte de yaourt liquide, excellent avec des céréales), lait,
céréales, Skyr (énorme
yaourt aux fruits), pain, kaviar (pâte de poisson, excellent avec du
fromage sur une tranche de pain) :o). Nous déjeunons dans le coin cuisine
des facilités du camping, et là, nous découvrons tout
un tas de bouteilles de gaz à moitié pleines ou à moitié
vides, de toutes marques (Camping Gaz, Cullmann). Ce sont les bouteilles que
les voyageurs sur le départ on laissé ici avant de rejoindre
l'aéroport. Il n'y a qu'à se servir, ce que nous faisons. Deux
bouteilles CV470 à moitié pleines, ça devrait faire notre
affaire.
Après le petit déjeuner de midi, on prend la route, en direction
du nord (route numéro 1), en direction de Husafell,
où nous souhaitons passer la nuit. Nous contournons Reykjavik,
pour nous diriger vers Akranes, puis Bogarnes,
en suivant les conseils du Lonely Planet. Le vent est très fort à
Akranes, qui ne semble pas si intéressante que cela,
avec son usine d'aluminium. Nous sortons très vite, pour nous diriger
vers Borgarnes, à quelques dizaines de kilomètres
de là. nous en profitons pour nous arrêter à l'office
de tourisme et nous renseigner sur les endroits où marcher un peu dans
le coin. La responsable n'est pas là, et la jeune islandaise qui est
là a bien du mal à nous renseigner. On achète quelques
cartes, en prenant garde aux dates d'édition (certaines dataient de
1996), et du sirop pour le mal de gorge de Claire, qui fait à nouveau
des siennes ;o). En examinant les cartes et les guides, nous décidons
d'avancer et d'aller vers Husafell, où là,
apparemment, il y a pas mal de balades à faire.
Sur le bord de la route, c'est avec surprise que nous découvrons des
panneaux indiquant des sentiers de randonnée. Lors de notre premier
séjour, nous avions eu quelques difficultés pour trouver des
sentiers correctement balisés... On s'arrête donc, et nous allons
nous balader aux alentours de Bifrost. Au loin, un énorme
cône gris, le Baula (935 m), domine un cratère
noir. Tout autour de nous, la végétation est... luxuriante...
On peut employer ce terme, par rapport aux déserts islandais :o). On
tente également de repérer une chute d'eau, Laxfoss,
sensée se situer dans la coin, mais sans succès. Nous décidons
donc de passer notre chemin et de rejoindre Husafell, au
bout du monde sur la carte: après cette ville, c'est de la piste pour
4x4 uniquement.... C'est l'occasion de renouer avec les pistes... Avec une
voiture normale comme la notre, c'est praticable, mais il faut faire attention,
on a vite fait de déraper sur les cailloux... Sur le chemin, nous nous
arrêtons quelques minutes à Barnafoss, où
se trouvent des chutes étonnantes. Mais nous ne restons pas trop longtemps,
le vent est très fort et glacial !
Nous arrivons enfin à Husafell, où quelques
maisons se battent en duel. Avec surprise, nous découvrons qu'il y
a la queue à l'entrée du camping: une dizaine de voitures, avec
caravanes attendent... Et d'autres arrivent. Je sens d'ici le plan "Stikkisholmur"
d'il y a 3 ans, avec un camping plein à craquer et le bordel toute
la nuit... Devant l'affluence, nous décidons de faire demi-tour et
d'aller à celui de Varmaland. Celui-ci à l'air
plus calme, bien qu'il y ait une forte concentration d'islandais. Nous avons
d'ailleurs la réponse à cette agitation: c'est la fête
de l'été, tout le week-end. On plante la tente dans un coin
calme, tout au bout du camping, on mange, allongés sur l'herbe, et
on va faire un tour, sur les collines au dessus du camping. Il est 23h30,
il fait jour comme s'il était 19h00, et le soleil semble ne pas avoir
envie de se coucher. C'est vraiment très étonnant, cette luminosité
constante. Enfin, elle n'est pas de la même intensité toute la
journée, mais il vraiment fait jour tout le temps.
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 8 à 15°C |
| Kilomètres parcourus: | 250 km |
