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Rauðasandur - Latrabjarg - Talknafjördur
24 juin 2002
On se lève tôt, pour profiter de la journée. Il pleut
à peine. Le ciel semble toujours aussi chargé. Nous allons prendre
notre petit déjeuner à l'hôtel de Flokalundur:
la salle à manger est déserte, nous sommes les rois du petit
déjeuner :o). Nous reprenons la route à 10h00, le ventre plein,
avec une petite pointe de soleil. Le temps se lèverait-il ? Au programme,
Rauðasandur, une plage de sable rouge... Sur le bord de
la route, le long d'un fjord, nous apercevons un renard, gris-bleu. Etonnant.
La conduite sur la route 614, pour rejoindre cette fameuse plage, est acrobatique
(beaucoup de pierres), mais pas de travaux (ouf !). Et ça en vaut la
peine ! Ceci dit, avec un peu de soleil, ça doit être le pied
! En revanche, les camions islandais ne se posent pas de question: c'est le
plus gros et le plus rapide qui passe, en tout cas, c'est ce que j'en ai déduit
après en avoir croisé un au détour d'un virage sans trop
de visibilité : si je ne m'étais pas plaqué contre la
montagne... Enfin, passons.
On laisse la voiture à côté d'une petite église (recouverte de tôle, comme c'est charmant), et on part se balader le long de la plage: il y a une sorte de péninsule, un banc de sable, rouge, mais plutôt orange lors de notre passage: tout dépend de la luminosité, nous apprend le Lonely Planet. Plus nous avançons, plus le temps semble se gâter. Nous essuyons quelques gouttes d'eau, mais rien de bien méchant. Les nuages se lèvent quelque peu, et nous laissent quelques instants apprécier le paysage. Les moutons (encore eux !) s'enfuient devant nous, ventre à terre ! L'un d'entre eux, un jeune, se retrouve coincé derrière la clôture de l'église et ne peut rejoindre ses congénères en déroute... On se demande bien comment il a fait pour entrer là.
Nous reprenons la voiture, pour aller à l'extrême ouest de l'Europe,
les falaises de Latrabjarg. Là aussi, la route est
épique: à flanc de falaise, avec d'un côté des
risques d'éboulement et de l'autre, le ravin :o). Nous traversons des
endroits superbes, qui nous font penser aux îles perdues en plein océan
(mer turquoise, sable blanc !), avant d'arriver enfin aux falaises. Celles-ci,
outre le fait d'être le point le plus à l'ouest de toute l'Europe,
ces falaises abritent de nombreux oiseaux. Sur près de 12 kilomètres,
on peut donc observer macareux, pingouins torda, goélands, et autres guillemots.
De quoi ravir les amateurs ! En outre, et c'est l'intérêt de
ce site, on peut les approcher de très très près (moins
d'un mètre). Le point le plus haut des falaises (400 mètres)
est sous les nuages. Un chemin toute la côte. Le parking est ridiculement
petit (tant mieux), et il y a 5 ou 6 voitures garées, donc très
peu de monde... Nous commençons donc la balade le long des falaises.
Petit à petit, nous grimpons, alors que d'énormes rouleaux,
dans lesquels des phoques jouent, viennent se fracasser sur les rochers en
contre-bas.
Fouettés par le vent, nous nous approchons du bord pour observer: un macareux se tient là, tout près de nous, à 1 mètre à peine. A côté, un pingouin Torda... Impressionnant et très sympa. Ils sont si près ! Malgré la faible luminosité, et le contre jour, je tente quelques photos (heu, quelques pellicules, je devrais dire). C'est vraiment chouette de pouvoir observer ces oiseaux d'aussi près. Parfois, pour pouvoir les voir, il faut vraiment être près du bord: le mieux, dans ce cas, est de se mettre à plat ventre. Des dizaines de goélands passent au dessus de la falaise en piaillant. A deux ou trois cent mètres au large la falaise, on peut distinguer des centaines d'oiseaux sur l'eau. Ici, ils sont des milliers à se partager les 12 kilomètres de côtes. Nous restons trois bonnes heures, à aller d'oiseau en oiseau.
Nous mangeons un peu à côté du phare, pas très esthétique, mais sûrement très pratique pour les navires, et nous nous apercevons qu'il y a là aussi, tout un tas de macareux... Un car arrive et déverse son flot de touristes... pour repartir à peine 1/2 heure plus tard; ça fait un peu juste pour apprécier l'endroit. Ceci dit, j'aimerai pas le croiser sur la route pour venir, ce car...
Nous rebroussons chemin, pour nous diriger vers Patreksfjördur,
où nous comptons passer la nuit. Nous essuyons une bonne averse. A
Patreksfjördur, nous décidons finalement d'aller
de l'autre côté du fjord, et de dormir à Talknafjördur.
Bien nous a pris ! Il fait beau, de l'autre côté, et le camping
est génial: juste à côté de la piscine, il dispose
d'un coin cuisine super-équipé. Le soleil donne en plein sur
le camping. Il ne fait pas très chaud (10 °C) car le vent est glacial,
mais avec le soleil, tout passe beaucoup mieux. Ceci dit, on est quand même
beaucoup mieux derrière les énormes baies vitrées de
la cuisine, que dehors. Les nuages sont au ras de l'eau, et déferlent
le long le long des fjords, de sorte qu'au bout d'un certain temps, nous nous
retrouvons sous les nuages, sans soleil. La température descend à
6°C au moment où nous allons nous coucher. Auparavant, au chaud,
nous avons décidé de notre itinéraire pour le lendemain:
nous passerons la nuit suivante à Isafjördur.
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 6 à 12°C |
| Kilomètres parcourus: | 194 km |






