- Accueil
- > Carnets de voyage
- > Islande (2002)
Dynjandi - Hrafnseyri - Isafjördur
25 juin 2002
Lever comme d'habitude, vers 8, 9 heures, avec le piaillement des oiseaux.
Les nuages de la veille sont toujours là, bien accrochés aux
montagnes. Après quelques provisions à la supérette du
coin, nous prenons donc la route 63 puis le 60, en direction d'Isafjördur.
Nous passons dans les nuages, pour nous retrouver sur les rives d'Arnafjördur,
et la piste recommence. Nous passons à Foss, où
se trouve une colonie de sternes arctiques, juste au bord de la route: d'énormes
panneaux la signalent et demandent aux conducteurs de rouler prudemment. Comme
son nom l'indique, il y a une chute d'eau, à cet endroit (foss
signifie chute d'eau en islandais).
Nous entamons ensuite la montée d'un col: paysage rocailleux, lichens,
et même neige sont au rendez-vous; un renard (encore un !), se met à
détaller à toute allure à notre approche. Un peu de pluie,
aussi, histoire de rajouter un peu de boue à la voiture. Nous suivons
la piste qui monte, qui monte, dans un environnement étonnamment calme:
nous ne croisons personne, tout est tranquille. Enfin, la route redescend
vers le Dynjandisfjördur, où se trouve la chute
d'eau la plus haute d'Islande (100 mètres). Nous nous
arrêtons sur le site quelques instants: il s'agit en fait d'une succession
de plusieurs chutes, la première étant la plus importante et
la plus haute: elle mesure tout de même 100 mètres. Le débit
n'est certes pas très important, mais elle n'en reste pas moins impressionnante,
vue du bas.
Plus loin, nouvel arrêt à Hrafnseyri, où
se tient un musée sur les présidents islandais (surtout Jon
Sigurðsson, le père de l'indépendance de l'Islande).
Claire part le visiter seule, avec un guide. La visite se déroule en
anglais. On repart pour Isafjördur, et le temps s'améliore
! Une dizaine de kilomètres avant Isafjördur,
nous entrons dans un tunnel à trois branches: oui, j'ai bien dit à
trois branches: il y a trois extrémités, et un croisement au
milieu du tunnel... Le plus impressionnant, c'est que la première partie
se déroule sur une voie, dans le noir complet, et à double sens
! Tous les 4 ou 500 mètres, on trouve un espace pour se ranger et laisser
passer les véhicules qui viennent en face. Bien entendu, la vitesse
est limitée... Au milieu, on trouve donc un carrefour, et la suite
du parcours se déroule sur deux voies jusqu'à la sortie (ouf
!). Ca n'a l'air de rien comme ça, mais, il ne vaut mieux pas avoir
des tendances claustrophobes.
Nous débouchons à l'air libre, et sous la pluie, alors que,
de l'autre côté du tunnel, nous avions laissé le fjord
Onundarfjördur sous quelques rayons de soleil. Les premières
maisons d'Isafjördur (3500 habitants) se trouvent à
quelques centaines de mètres de la sortie du tunnel. Mais la villes
est tout de même assez étendue, coincée sur le bord des
fjords. Nous décidons donc de nous prendre 2 nuits dans une guesthouse,
sachant que nous souhaitons rester dans le coin quelques temps. Le vent est
vraiment glacial. Pourtant, le thermomètre affiche 10° C. Nous
allons donc dans la première guesthouse indiqué sur notre guide,
et nous trouvons une chambre pour les deux nuits à venir sans problème.
Nous faisons un petit tour dans la ville, dont une bonne partie est construite
sur l'eau. Les falaises du fjord sont impressionnantes, même si on n'en
voit pas la totalité, car leur sommet se trouve sous les nuages. En
nous éloignant de la route principale, nous entrons dans une zone plus
résidentielle, avec tout un tas de maisons colorées, dont les
devantures de vitres sont pour la plupart décorées. Très
sympa. Le vent (et la pluie) nous poussent rapidement dans un pub, Eyrinni,
où nous dînons tranquillement, avant de regagner notre chambre.
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 8 à 14°C |
| Kilomètres parcourus: | 173 km |
