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Egersund - Prekestolen - Haugesund
Mercredi 23/08/2000
Réveil
à 7h30, sous soleil. La matinée était un peu bruyante, avec
pas mal de passage sur la route toute proche du camping. Les
norvégiens se lèvent tôt, on dirait :o). On part pour le Lysefjord.
Nous prenons la route principale E-39, pour bifurquer sur la
droite avant Stavanger, et prendre notre premier ferry
entre Lauvik et Oanes. Nous sommes à ce
moment là tout prêt de l'embouchure du Lysefjord,
dans lequel la falaise de Prekestolen se jette, du haut
de ses 597 mètres. La route est tranquille. Dans l'autre
sens, nous avons pu voir la police en action (Politi
en norvégien) avec leur radar à laser... La traversée
dure à peine 15 minutes, et nous n'avons attendu que
quelques minutes avant de pouvoir embarquer. Le coût de
la traversée est de 53 Kr... Hum... Quelques kilomètres
plus loin, nous prenons sur la droite la direction de Prekestolen.
Cet
endroit est l'un des plus visité de Norvège,
paraît-il. Pourtant, le parking ne semble pas si grand
que ça... Ah, j'oubliais, le parking est payant: c'est
un forfait (30 Kr pour une véhicule comme le nôtre),
valable pour toute la journée. Sous un ciel couvert,
on prend donc le chemin qui doit nous mener, deux heures plus
tard, au lieu tant prisé. En fait, nous nous sommes engagés
sur une véritable autoroute allemande ;o). On se serait
cru un samedi après midi, entre Cologne et Hambourg
:o)).
Il y a pas mal de monde, mais c'est par vague. La marche débute à
l'abri de la végétation, mais nous nous trouvons, à découvert,
à peu près à mi-chemin, sur les rochers polis par les
effets des vents et de l'eau. En plein été, ça doit tape
dur ! Sans trop nous y attendre, nous arrivons enfin à destination:
la vue est superbe sur le fjord, malgré l'horizon bouché. Le sommet de la
falaise est en fait une plate-forme, qui se transforme à l'occasion
en aire de pique-nique et aire d'observation. La plupart des gens (comme moi
d'ailleurs) se mettent à plat ventre avant d'être trop au bord
et rampent ensuite pour pouvoir voir tout en bas... J'en ai encore la chair
de poule :o). Je me vois mal sauter à l'élastique d'une hauteur
comme celle-là, surtout qu'avec les rebonds, ça risque de faire
splotch contre la falaise :o)... Nous déballons notre casse-croûte
pour reprendre quelques forces. Des nuages surgissent alors d'un seul coup,
à notre hauteur, et toute la vue se bouche. Les nouveaux arrivants
font un peu la tête, tout déçus qu'ils sont. Au bout d'une
demi-heure, la vue se dégage à nouveau, et le fjord se réapparaît
sous nos yeux. On repart peu après, pour une heure et demie de descente.
Le temps de se reposer un peu en arrivant au parking et d'examiner la carte, nous décidons d'aller jusqu'aux environs de Haugesund. Il n'est pas tard, et nous pouvons en profiter pour avancer un peu. Deux ferries et quelques dizaines de kilomètres plus loin, nous décidons de nous arrêter pour la nuit, à quelques kilomètres d'Haugesund, donc, dans un camping. Le gars de l'accueil, là aussi, est super sympa. L'endroit n'est pas très fréquenté ce soir là, et le terrain est plutôt humide... Les moustiques sont également de sortie, ce soir ! Mais ils n'auront pas le temps de trop nous piquer: la pluie se met à tomber, au moment où nous allions nous replier sous la tente... On s'endort donc sous une petite pluie...
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 10 à 16°C |
| Kilomètres parcourus: | 300 km |
De Haugesund aux environs de Bergen.
Jeudi 24/08/2000
Le réveil n'est pas triste ! C'est le déluge. Dehors, il
y a d'énormes flaques. J'ai la nette impression de ne pas avoir
entendu la pluie s'arrêter de toute la nuit... C'est aussi
ça, la Norvège. On plie rapidement la tente, trempée,
et on file rendre la clé d'accès au gars du camping. On échange
quelques plaisanteries sur la meteo et l'absence de moustiques,
par ce temps, et je lui demande s'il a des infos sur la météo...
Sitôt dit, il se connecte sur internet et me sort les prévisions
pour les 4 jours à venir, dans la région de Bergen, vers
laquelle nous nous dirigeons. Donc, sous la pluie, on prend
la route pour Haugesund, notre destination de la veille.
Nous souhaitons faire un petit tour à la chapelle d'Avaldnes,
avec le mégalithe de 6,5 mètres de hauteur situé le long
du mur nord, penché à le toucher. D'ailleurs la légende dit
que lorsque le mégalithe touchera le mur de l'église, il en
sera fini du monde... Pour y aller et pour revenir, nous passons
sur le pont de Kamesund (690 m), un arc de cercle gigantesque
entre les deux rives. Au pied de ce pont (quai est), on trouve
les cinq vierges folles, cinq pierres tombales de l'ère
viking. Toujours sous la pluie. Pas glacial, mais un peu frais
quand même.
On
repart en sens inverse pour Bergen. Au fur et à mesure
de notre progression, le temps s'améliore, petit à petit (mais
on voit le soleil au bout de deux heures). Les ferries sont
pas donnés (73 & 92 kr). Petit arrêt sous le soleil, à la bifurcation
des routes 48 et 49, au bord de l'eau, avec vue sur le Hardangerfjorden.
Chouette coin. Fini la grisaille que nous avions au dessus de
nos têtes depuis le matin. Le soleil brille est chauffe
bien :o). On en profite pour étaler la tente et tout ce qui
n'est pas sec. Ensuite, on prend la E16 peu avant Bergen, et
là, c'est une succession impressionnante de tunnels plus longs
les uns que les autres (2 km, 3 km, 5 km !!). Juste avant d'arriver
sur Bergen, on prend à gauche la route 580, la
routes des campings, puisqu'ils sont pratiquement tous le long
de cette voie.
Nous passons le premier camping, pour aller voir plus loin à quoi ressemblent
les autres... Ceux-ci sont rapidement éliminés: moches, tristes, pas sympas
du tout. Pour une fois, le guide du routard a raison. On a pas trop le choix,
là. Donc, on revient sur nos pas pour aller au premier camping que
nous avions vu, Lone, dont l'entrée se trouve à côté
d'une station service. Ici, il a beaucoup plu ces derniers temps (ça, on le
savait déjà !) et le terrain est détrempé. Du coup, pour ne pas se refaire
une nuit dans l'humidité, nous décidons de louer une cabane (hytter
en norvégien) pour la première fois. En effet, on trouve dans tous
les camping de petites cabanes en bois, plus ou moins aménagées,
à partir de 10 m², environ, suivant le nombre de personnes qu'elles
peuvent accueillir. En général, il y a de la place pour 2 lits
superposés, une table, un frigo et c'est tout. Mais, bon, on est au
chaud et au sec, au moins :o). La nôtre comporte vraiment le strict
nécessaire. Mais c'est suffisant. La tente est sèche, mais il ne fait
pas trop beau et c'est vraiment trempé. On est pas les seuls à s'être pris
la sauce, la nuit précédente... D'autre campeurs font sécher
leur tente sur la terrasse de leur hytter :o). Une nuit au chaud, ça
peut pas faire de mal ! Le ciel se dégage, au moment où le soleil se couche.
La nuit va être fraîche.
| Les chiffres du jour | |
|---|---|
| Températures extrêmes: | 10 à 16°C |
| Kilomètres parcourus: | 250 km |
